9.9.07

Cambodge: Angkor - Photos (la suite)

Temple de Ta Prohm (c) Lau

Ta Prohm, où furent tournés "Tomb Raider" et "2 frères" (c) Lau


Temple de Bayon, connu pour ces centaines de visages en pierre (c) Lau

Cambodge: Angkor - Photos (1ère salve)

Angkor Wat au lever du soleil (c) Lau

Escalade matinale...Sujets au vertige, s'abstenir! (c) Lau


Femmes bonzes à Angkor Wat (c) Lau


(c) Lau


Temple de Ta Prohm (c) Lau

8.9.07

Cambodge: Siam Reap - More photos!

Siam Reap, entre terre et mer (lac, plutôt...)!





Cambodge: Siam Reap - Photos (Day 1)

Les petits écoliers de la Tito's School (c) Lau

"Religion sur pilotis" (c) Lau


Sacrée belle tanche! (c) Lau


"Rame, Rameurs, Ramez..." (c) Lau

Cambodge: Siam Reap / Angkor - Flashback (part. I)

Phnom Penh,
le 8 septembre 2007


Après un silence de 5 jours, me revoilà, prête à raconter mes dernières aventures.

J'étais donc à Siam Reap, à 320km au nord de Phnom Penh. Et si Siam Reap, ça ne vous parle pas, j'espère au moins qu'Angkor vous dit quelque chose...Ces temples majestueux, très anciens et en excellent état se trouvent donc à Siam Reap et Tito avait décidé de nous y emmener pendant 3 ou 4 jours.
Le voyage aller, effectué en voiture, nous a pris 6 bonnes heures pour deux raisons: la pause déjeuner-dégustation et l'orage qui s'est abattu sur nous et qui nous obligeait à rouler très doucement car on ne voyait pas à 10 mètres.
Enfin, nous sommes arrivés sains et saufs à destination. Siam Reap est une petite ville (sur mon échelle personnelle) mais qui pousse de façon exceptionnelle. Les Coréens semblent s'être pris d'affection pour cet endroit, et y achètent tous les terrains afin d'y construire des hôtels immenses, de grand standing...Effectivement, la majorité des touristes rencontrés ici arrivent de Taïwan, Malaisie, Chine et Corée...Par avions/bus entiers! Et bien ça fait tout de suite du monde sur les sites d'Angkor! Et du bruit, car ils ne sont pas très discrets ces gens-là...et c'est dommage, car le site d'Angkor appelle à une certaine quiétude...Enfin, maintenant, ça devient un peu compliqué, mais il suffit d'être patient et d'attendre que le groupe se dirige vers le temple suivant. On se retrouve alors seul, tranquille, paisible...

Bref, Siam Reap, ville en pleine croissance, et très agréable! En plus du site d'Angkor, elle a pour avantage d'être au bord de l'immense lac Tonlé Sap, sorte de petite mer fermée au coeur du Cambodge, permettant aux autochtones de vivre de la pêche, entre autres.

Notre première journée sur place, nous l'avons passée à faire 3 choses:
* Visiter l'école que Tito a fait construire dans un coin rural du domaine d'Angkor
* Déjeuner dans un petit bungalow sur pilotis, installés comme des rois, dans des hamacs
* Faire une balade en bateau sur le lac, afin de visiter le village flottant de Chong Khnies

La visite de cette petite école, au milieu de la cambrousse, la rencontre avec les enfants, souriants, motivés, adorables et attachants, restera un moment fort de mon séjour khmer. Tito a investi encore une fois, tout ce qu'il avait, pour bâtir cette école, donner un toit aux petits orphelins et il a commencé à construire un bâtiment en "dur", pour pouvoir loger tout ce petit monde avec un peu plus de confort, mais faute de moyens suffisants, tout est en stand by pour l'instant.
Le cours de français, dans cette école, est assuré régulièrement par Yves, professeur retraité, agrégé de mathématiques, passionné par des milliards de choses, mais par les langues étrangères en particulier. Ce septuagénaire est un personnage haut en couleurs, cultivé, autodidacte et sportif "hardcore" par-dessus le marché! Si vous croisez un grand monsieur tout mince sur un vélo, dans le parc d'Angkor à 9h du matin, il y a de grandes chances pour que ce soit Yves, qui se rend à l'école. 50Km aller-retour, chaque jour, sur un vélo qui aurait plus sa place dans un musée, voire chez un ferrailleur, que sur une route (en particulier les routes défoncées du Cambodge). Et bien sûr, tout ça par 35°C, mininum...Et puis une fois son cours terminé, sa sieste effectuée, il met ses baskets et va faire un petit yogging ("bande de buses!")...
Bref, vous avez cerné le personnage. Lui-même vaut le détour, je vous le dis!

Après le déjeuner-farniente sur les bords d'un petit étang, dans un cabanon sur pilotis, vautrés dans des hamacs, nous avons fait une belle balade en bateau sur le Tonlé Sap, circulant à travers le village flottant. C'est assez extraordinaire de voir la façon dont ces gens vivent sur l'eau. Tout est construit sur pilotis: l'église catholique, le gymnase, les écoles, l'atelier du mécanicien, et même une pagode bouddhiste toute récemment construite. Pêche, élevage de crocodiles et balades de touristes sont les principales activités professionnelles des habitants du village.

Cette balade en bateau était vraiment très agréable, en particulier grâce à l'air "marin"...Mais les paysages et l'étendue d'eau ont permis de nous reposer un peu le ciboulot...Aérer les méninges, de temps en temps!

Et enfin, cerise sur le gâteau de cette belle journée: le minuscule club de muay thai que j'ai trouvé, paumé dans la campagne de Siam Reap. J'ai fouiné, farfouillé et finalement trouvé ce tout petit endroit caché. Un toit, abritant deux sacs de sable...Un vieux carton rempli de paos, cordes à sauter et autre matériel...et 5 jeunes Cambodgiens, s'entraînant malgré la chaleur et l'humidité, à la tombée du jour. Ils ont été surpris de me voir débarquer, parce qu'il est clair que là où ils se cachent, ils ne risquent pas d'être ennuyés par les touristes...même égarés!
Ah, c'était bien...Je n'ai pas mis les gants, mais je me suis contentée de les regarder, observer, discuter avec eux... Bref, c'était vachement bien quand même!

Puis un bon dîner pour terminer cette longue journée, et hop, au lit pas trop tard.
Au programme du jeudi: Angkor, de 5H30 du matin au coucher du soleil...

3.9.07

Cambodge: Phnom Penh - photos

En voilà un qui ne court pas après le touriste...(c) Lau

Le fameux Palais Royal, de l'extérieur...(c) Lau


Ah, je retrouve mes petits moines! (c) Lau

Cambodge: Phnom Penh - Day 2 (suite)

Lau'Cambodge présente: La gourdasserie du jour!

Une fois le petit-déjeuner avalé, le blog mis à jour, le magasin Nikon dévalisé (pas vraiment en fait), je suis repassée à la Clinique pour prendre mon plan, mon guide, mon appareil photo, et me mettre en route pour l'exploration (partielle) de Phnom Penh... Les petites assistantes aux noms absolument pas mémorisables m'ont donné une carte, et m'ont indiqué où nous nous trouvions. Parfait, je n'ai plus qu'à me diriger vers le Palais Royal. C'est parti mon kiki!

A Phnom Penh, les rues portent des numéros, je crois l'avoir déjà expliqué. C'est un peu tordu mais il y a un minimum de logique au bout du compte...Bref, j'ai marché, marché, marché, le long de la grande avenenue Kampuchean Krom Rd, supposée me conduire au Central Market...30 minutes, et je marche, je marche (je dédie d'ailleurs cette marche à mes grand-parents qui sont sûrement mieux chez eux qu'avec moi en ce moment). Bizarrement, les numéros des rues ne vont pas dans le sens que j'imaginais, si j'en réfère au plan, mais ça doit être un coup de l'illogisme urbain cambodgien. Si les filles m'ont indiqué que nous nous trouvions à cet endroit sur la carte, c'est bien que ça doit être le cas.
Et je marche, toujours, cheveux au vent, tambour battant, et en transpirant! Car il fait 35°C et l'humidité est toujours aussi pesante. C'est au moment où j'ai vu la pancarte "Phnom Penh International Airport - 3km" que j'ai commencé à avoir des doutes...Un aéroport, même dans un petit pays, est très rarement à côté du centre-ville...Comme quoi, y'en a là-dedans, n'est-ce pas?

Alors bon, j'ai bien du me rendre à l'évidence...Le problème ne venait pas de la D.D.E locale qui se serait amusée à mettre les numéros des rues dans le mauvais sens, mais des filles qui, comme tout Asiatique qui se respecte, ne savent pas lire un plan! Et je ne dis pas ça méchamment, mais c'est effectivement de notoriété commune que demander son chemin à un autochtone asiatique en lui présentant une carte des lieux est une mauvaise idée car il ne saura pas se repérer.
Comment avais-je fait pour oublier? Ca fait pourtant partie du B-A.BA.
Bref, comme de toutes façons, j'avais bien que ça à faire, je suis repartie dans l'autre sens...Mais j'ai cédé, et j'ai accepté de me faire conduire par une moto-taxi. Et c'est vrai qu'au bout du compte, en partant dans le bon sens, il m'aurait pas fallu plus de 5 minutes pour me rendre à destination! Ah lala, gourdasse que je suis. Mais ça permet de voir du pays, comme ça!

Un petit tour au Central Market, mais pas trop long pour ne pas exciter mon côté "shopping", un petit tour dans un supermarché très bien achalandé pour m'octroyer un croissant et une baguette, et me voilà repartie en direction du Palais Royal. Et je marche, je marche, je marche. Me voici arrivée à un carrefour, au pied du mur qui entoure le Palais. L'entrée n'est pas en vue, je dois donc choisir d'aller à droite ou à gauche le long du mur. Et bien je pars à droite...Il n'est pas difficile d'imaginer que j'ai bien sûr choisi le côté le plus long, et je me suis retrouvée à faire tout le tour du propriétaire, par l'extérieur. Il est évident que j'ai pu pleinement apprécié la taille de la propriété du Roi, qui y habite actuellement.
Et puis une fois arrivée, enfin, à destination, je fais la queue pour prendre mon billet, jusqu'à ce que mes yeux se posent sur l'écriteau: 25000 KHR / Personne. Comprendre donc: 25 000 Riels (monnaie locale) par personne.
Le problème au Cambodge, c'est qu'ils utilisent beaucoup plus le dollar que le riel, et il faut constamment jonglé entre les devises, qui ne sont pas évidentes à convertir.
Bref, je me suis encore plantée, et je me retrouve devant la billetterie, mais sans les 25 000 KHR. Je n'avais pas prévu ce montant là en faisant ma conversion, et me voilà grosjean comme devant, obligée de repartir comme je suis venue...à pied!
Voyons le bon côté des choses, maintenant, je sais où se trouve l'entrée du palais, combien coûte l'entrée etc. Un bon repérage ne fait jamais de mal. (je me console comme je peux).

J'ai poursuivi ma balade le long de la rivière Tonlé Sap, jusqu'à ce qu'un jeune en scooter s'arrête et commence à discuter. A la différence de l'Inde, ici, on ne se fait pas interpeller toutes les 30 secondes. Et je dois dire que même si là-bas, c'était un peu trop, ici, c'est pas assez. Alors quelqu'un qui s'arrête pour me parler, je saute sur l'occasion!
Il s'appelle Sarim, et est étudiant en commerce. A la différence de nombre de ses concitoyens, il parle très bien anglais. Il m'embarque sur son scooter, et nous voici partis à la direction d'un café, dans lequel nous entrons au moment où le ciel a décidé de nous tomber sur la tête! Façon "mousson indienne", il se met à pleuvoir avec une intensité impressionante! Ca fait pas semblant! Mais à la différence de la mousson indienne, ici, ça ne dure pas toute la journée. En général, c'est aux alentours de 15H30 que ça éclate.

Il m'a ramenée, sous la pluie, à la clinique, où j'ai pu rencontrer un ami de Tito, architecte attaché au gouvernement pour la réalisation de tous les gros ouvrages tels que les ponts, nombreux, destinés à améliorer la circulation entre le Cambodge et la Thailande, le Vietnam et le Laos. Cet homme est passionnant, et parle avec passion de la façon dont il a géré toute la réorganisation du cadastre cambodgien, suite à la destruction totale par les Khmers Rouges de tous les papiers administratifs relatifs à l'attribution des terres. Bref, encore une rencontre très intéressante, qui m'en apprend un peu plus sur le pays, ses habitants, son histoire.

Demain, nous partons pour Siam Reap, 3 jours je crois. Mais avant cela, Tito et Robert ont décidé d'emmener Lovina, Page et moi danser à l'Aquarius local! Papy du Quercy, spéciale dédicace pour toi!

La soirée s'annonce épique! A suivre...

Cambogde: Phnom Penh - Day 2

Phnom Penh,
dimanche 2 septembre 2007


Lau’dyssée – Chapitre 2 : Le Cambodge

Après mon départ nocturne et émouvant d'Inde, après 24H longues heures passées à l'aéroport de Bangkok, j’ai enfin rejoint ma 2ème étape : le Cambodge.
Arrivée ce matin, à 8h10, les yeux pas totalement en face des trous après quasiment 2 jours sans dormir, j’ai attendu mon cher Docteur Tito à l’aéroport car il avait prévu de venir me chercher…mais quand au bout de ¾ d’heure, je n’ai vu personne, je me suis rendue à la clinique.
Il avait pris soin, avant mon départ, de m’écrire l’adresse en alphabet khmer, pour un éventuel chauffeur de taxi qui ne lirait pas l’alphabet occidental. Je n’ai pas pris de taxi, j’ai pris un moto-taxi…C’est-à-dire que le chauffeur du petit scooter a calé mon énoooorme sac devant lui, et moi je me suis calée derrière. Le pauvre, il devait pas trop avoir l’habitude de transporter de si gros bagages !
Après avoir cherché la rue #122 (ici à Phnom Penh, les rues ont des numéros, attribué selon un schéma particulier en fonction de leur position par rapport au fleuve et aux points cardinaux) pendant un petit moment (car tout chauffeur de taxi qu’il est, il ne semblait pas connaître l’endroit plus que moi), me voici rendue à la Clinique Chanty, ouverte il y a quelques années par le Docteur Tito.
(Resume des episodes precedents: j'ai rencontre Tito dans l'avion fin octobre 2006 lorsque je me rendais en Thailande pour la seconde fois. Le hasard fait decidement bien les choses...)

A la clinique, j’ai rencontré son assistante, le personnel, mais pas de Tito en vue…Il s’est trouvé qu’il était persuadé que j’arrivais le lendemain, et en compagnie d’un ami, il était parti passer le weekend à Sianoukhville, au bord de la mer et avait prévu de rentrer en fin d’après-midi.
J’en ai profité pour m’installer dans la chambre qu’on m’a attribuée à la clinique (qui ressemble plus à une grande maison qu’autre chose), et pour sombrer rapidement dans un coma profond. A 13h, on a frappé à ma porte, et j’ai eu la surprise et le plaisir de rencontrer le papa de Tito, un vénérable monsieur âgé de 83 ans qui parle encore bien le français, bien qu’il vive aux Etats-Unis depuis plus de 30 ans.

Pour résumer brièvement l’histoire de Tito, voici quelques grandes
lignes :
· Seul garçon d’une
famille de 11 enfants, il a été envoyé par ses parents en France pour faire des
études de médecine au moment de la révolution khmer. Il fut ainsi mis à l’abri,
ce qui ne fut pas le cas de 7 de ses sœurs, assassinées au moment des évènements
tragiques.
· Ses parents, ainsi que
ses 3 autres sœurs, se sont réfugiées aux Etats-Unis. Son père, maintenant
retraité, a été ambassadeur du Cambodge auprès de l’ONU pendant 11 ans. Ses 3
sœurs sont toutes docteurs en pharmacie et occupent des postes importants dans
des hôpitaux de la Côte Est des
Etats-Unis.
· Tito exerce la
médecine dans la région de Poitiers, où il vit avec femme et enfants.
· Il a ouvert une clinique
d’imagerie médicale et de cardiologie, la Clinique Chanty, à Phnom Penh, il y a
un peu moins de 10 ans. Il a lancé en novembre 2006, la première campagne de
dépistage gratuit du cancer du sein. Il tente de former, avec l’aide de ses amis
médecins français, les Cambodgiens aux techniques d’imagerie
médicale.
· Il a également ouvert,
dans la région de Siam Reap, un orphelinat ainsi qu’une école, pour prendre en
charge l’éducation des enfants dépourvus de moyens financiers.


Monsieur « le-papa-de-Tito » (les noms cambodgiens sont encore plus compliques que les noms indiens) est aussi le manager de la clinique. Il est présent sur place très régulièrement, et malgré son âge, effectue aussi souvent que possible, les déplacements entre les USA et le Cambodge. Il supervise le bon déroulement des actions, car comme beaucoup de pays en voie de développement, une poigne de fer est indispensable pour ne pas tomber dans les affres de la corruption, présente ici comme dans nombre de pays asiatiques.

Après le déjeuner, pris dans une petite cafétéria locale, je suis retournée roupiller sévère, et ne fus réveillée qu’à 19h par Tito, rentré de son petit weekend balnéaire.
Le temps d’un rapide débarbouillage et nous voilà partis, avec son ami Robert, médecin également, venu en renfort et en visite avec Tito, pour dîner.
Nous passons chercher Lovina, une jeune Belge que les deux médecins ont rencontrée dans l’avion. Jeune étudiante en histoire de l’art, elle est plutôt du genre dynamique, fofolle et bien rigolote ! Elle nous présente Page, américaine et étudiante en architecture, en vacances en Asie du Sud-Est pendant 5 semaines.
Tout ce beau petit monde se met en route pour aller dîner dans un hôtel bien agréable, ma foi, sur une terrasse abritée de la pluie, mais exposée au petit vent qui rafraîchit bien l’atmosphère. Ah oui, la pluie…Il est tombé des seaux encore, cet après-midi ! Et ici, comme en Inde, les rues se transforment rapidement en piscines, torrents impraticables !
Au menu : soupe de poulet, brochettes de bœuf, cuisses de grenouilles locales, crabes ramenés de Sianoukhville et Rosé de Provence, oui monsieur ! et bien laissez-moi vous dire que ce n’était pas triste ! en anglais, en français, nous avons discuté, échangé, rigolé et beaucoup trinqué ! comme dirait Muriel Robin : « Un petit rosé, ben frais, ben agréable ! ».
Il y a des petites choses comme ça qui font bien plaisir…

Ma première impression du Cambodge, après 46 jours en Inde : l’absence relative de bruit ! J’avais l’impression, en sortant de l’aéroport et en regardant les voitures circuler sur la route, de visionner un film muet. J’entendais à peine le ronflement des moteurs. Pas de klaxon ! les gens ne hurlent pas, sont du genre discret. Bref, le jour et la nuit avec mon étape précédente, et j’avoue, j’apprécie.
Sûrement que pour un Occidental qui arriverait directement au Cambodge, ça semblerait peut-être plus bruyant que chez lui, un peu plus « fou », mais je vous assure, qu’en arrivant d’Inde, j’ai l’impression de me trouver dans un oasis de tranquillité ! O Joy !
Je vais aller finir de récupérer pour être en pleine forme (de quoi ? on sait toujours pas) demain. Que c’est bon, le silence…

1.9.07

Cambodge: Cartographie

CLIQUEZ SUR LA CARTE POUR L'AGRANDIR
Capitale du Cambodge & point de départ de cette nouvelle aventure: Phnom Penh

Inde: Calcutta - Dernières anecdotes

Bangkok,
1er septembre 2007


Et voilà! Cette fois, l'Inde, c'est bel et bien terminé...J'ai décollé cette nuit en direction de l'ASE ("Asie du Sud-Est"). Bangkok pour 24H, le temps de faire le plein de sourires, de "bondouuur", et mon avion pour Phnom Penh s'envolera le 2 septembre très tôt le matin.

Mes toutes dernières heures à Calcutta ont été plutôt sympathiques. Enfin, je voulais faire une dernière petite visite, au Birla Mandir, un temple immense, entièrement sculpté....mais pour une raison qui m'échappe, quand je m'y suis pointée, il était fermé! Bien ma veine encore!

Je ne me suis pas attardée à l'extérieur, les températures devenaient franchement à la limite du supportable, à cause du degré élevé d'humidité.


Avant mon départ, mes hôtes CS ont souhaité m'amener dîner au restaurant de leur country club...Un dernier bon moment, tous ensemble, réunis autour d'un bon plat...Ca fait vraiment regretter de partir tout ça!

Et puis ils m'ont amenée à l'aéroport...Rien d'extraordinaire d'ailleurs, cet aéroport, qui se veut l'un des plus gros hubs d'Inde et d'Asie...Ca fait un peu "aérodrome de Vichy" dans l'esprit, pour ceux qui connaissent...


Bref, c'est remplie d'émotions que j'ai franchie les étapes, du check-in jusqu'aux rayons X, et à l'immigration...Et là, cerise sur le gâteau, bouquet final, un employé de l'immigration adorable, qui m'a posé plein de questions sur mon voyage en Inde, mon ressenti, et qui a terminé avec un grand sourire franc, chaleureux et ces quelques mots, tant de fois entendues "We hope to see you again soon!"... Et moi donc, si vous saviez!
Mon dieu, j'ai failli m'effondrer dans les bras du douanier! C'eut fait mauvais genre, non? Bref, je mets ça sur le compte de la fatigue...En parlant de fatigue, j'ai encore de très longues heures devant moi avant d'embarquer pour Phnom Penh, je vais tâcher de me trouver un bout de banc, et de dormir...

Ah, oui, le contraste entre l'Inde et la Thailande est assez saisissant...Le calme semble régner ici, c'est formidable!



Bye Bye India...

31.8.07

Inde: The end

Calcutta,
Vendredi 31 août 2007

Je m'apprête à fermer le premier album photo , pour bientôt commencer le second: le Cambodge.

A 2h du matin, cette nuit, 1er septembre, je quitterai Calcutta comme prévu, pour Bangkok, où je ne passerai que 24H, le temps de prendre mon avion pour Phnom Penh, capitale du Cambodge le 2 septembre au matin.

Je vais avoir le temps de rassembler tous mes souvenirs, toutes mes pensées sur cette première, grosse, étape...Beaucoup de points très positifs, quelques petits points négatifs, mais une expérience indienne inoubliable et bouleversante.

Ah, on m'avait prévenue, mais ça ne sert à rien tant qu'on ne l'a pas vécu soi-même...

De nouvelles aventures m'attendent, je suis impatiente.

Out of the blue: Aujourd'hui, ce sont les 10 ans de la mort de Diana...Je regardais la cérémonie organisée par William et Harry aujourd'hui sur les chaînes britanniques et indiennes. Et ben comme pour son enterrement en 1997, j'ai versé des petites larmes d'émotion...c'est dingue ça quand même!
Vous souvenez-vous où vous étiez le 31 août 1997? bizarrement je me souviens de tous les détails de cette journée, alors que je ne pourrais pas me rappeler exactement ce que j'ai fait il y a 3 mois!

Allez, vogue la galère! Namaste une dernière fois!

30.8.07

Inde: Calcutta - Park St. Cemetery en photos

Probablement l'un des endroits les plus paisibles de la frénétique Calcutta...




Inde: Calcutta - Day 2

Calcutta,
Jeudi 30 Août 2007

* Warning * * Warning * * Réserve d'énergie atteinte *

Bon, et bien Calcutta, c'est grand, pollué, humide à 96%, chaud à 37% à l'ombre, bruyant comme partout ailleurs en Inde, et là, j'avoue, je sature. La chaleur est probablement la cause principale, avec cette humidité étouffante, de ce ras-le-bol.

Commençons par le commencement, la guitare rose est arrivée à bon port, à savoir l'orphelinat des Missionnaires de la Charité...Les Soeurs étaient ravies de la livraison. J'ai eu droit à la visite des lieux, mais j'ai préféré ne pas m'attarder, c'était un petit peu trop difficile à supporter dès le matin. Les enfants handicapés, physiques ou mentaux, et des petits bouts sans famille... Tsunami d'émotions, violent...

J'ai déambulé dans les rues commerçantes de Calcutta: Park Street et son cimetière britannique, Sitter Street, The Maiden, New Market...J'ai pu acheter mes petits produits de toilette et j'ai trouvé une nouvelle paire de tongues, bien moins jolie que mes Havaianas, mais bon, elles feront l'affaire pour le moment...Et puis ce sont des "HaWaianas", alors c'est bonnet blanc-blanc bonnet! Sauf qu'elles sont blanches et bleues et ne m'ont coûté que 59 roupies, soit 1,10€... Pour ce prix là, elles tiendront bien jusqu'à la Thailande où je suis sûre de trouver une paire un peu plus jolie.

Ah oui, je suis entrée dans un magasin de sacs, et j'ai acheté un truc typiquement tout sauf indien, même si c'est fabriqué ici, pour l'exportation...Un cabas, en toile de jute épaisse, sérigraphié qui dit, en français dans le texte: "L'éducation coûte cher? Essayez l'ignorance!"
Je trouvais ça fort à propos, dans ce pays...
Et puis ça me fait un nouveau sac, pour 1,50€, c'est pas la ruine.

Jusqu'à demain, je vais y aller molo, parce qu'ici avec l'atmosphère qui règne, y'a moyen de tomber malade, vite et bien! Et c'est pas prévu dans mon planning...

Allez, hop, une douchasse pour la gourdasse en vadrouille!

29.8.07

Inde: Calcutta - Une petite video

Inde: Varanasi - Dernières photos

I will miss you...
Mark, mon petit frère indien (c) Lau

Mangou, un autre frère de Mark, et Changou (c) Lau

Inde: La fable de la Tongue

Calcutta,

29 août 2007



Ca ne pouvait pas durer, tant d'aventures vécues, d'étapes franchies, de flaques traversées, de cafards piétinés, de bus attrapés...avec une seule et même paire de tongues, chère à mon coeur car ramenées par mon Marco du Brésil...une majestueuse et non moins populaire paire de Havaïanas jaune et verte de pointure 37 qui ont foulé les sols du Japon, de la Sicile, de la Thailande et de l'Inde...
Et bien pour l'une d'entre elles, la droite en l'occurence, l'histoire s'arrête sur les rails du quai n°7 de la gare de Varanasi...Triste fin, tragi-comique, de la tongue qui voulait se prendre pour une chaussure de randonnée...
Pour être honnête, c'est un peu de ma faute...en voulant monter prestement, lestement et gracieusement dans le wagon S3 du train 2334 Vibhuti Exp. à destination de Calcutta, je me suis entravée dans les marches trop hautes, mon pantalon trop long et mes pieds trop tordus...et je me suis vautrée comme il se doit, à savoir la partie supérieure du corps dans le train, la partie inférieure hors du train...et la tongue droite en a profité pour se faire la malle, sachant pertinemment que là où elle tomberait, personne n'irait la chercher...d'autant que le train s'est mis en mouvement à ce moment précis, ce qui a considérablement abrégé mes adieux à ladite-tongue...
Je n'ai jamais aimé les "au-revoir", de toutes façons!
Un peu moins bref et un peu plus intense fut cet instant de solitude, au moment de me relever, l'air de rien bien sûr "je gère, même pas mal", avec la dizaine d'autochtones qui attendait derrière moi pour monter dans le wagon. Rapidement, un fou rire me gagne lorsque je revis la scène au ralenti vue de l'extérieure...mais personne pour rire avec moi, alors je me contiens, tant bien que mal.
Pour info, je garde la 2ème tongue comme un trophée, et puis, sait-on jamais...mais je vais devoir en racheter une paire, indispensable!

Je savais qu'un peu de moi resterait ici, à Bénarès, mais un sac rempli de matos photo et une demi-paire de tongues, c'est plus que je ne pouvais l'imaginer...
Ah, et je vous présente l'hématome n°4, idéalement situé sur le tibia droit à équi-distance de mon genou et ma cheville...

PS: comment dit-on "gourdasse" en Hindi?


28.8.07

Inde: Raki Festival pour les Frères et Soeurs

Aujourd'hui, 28 août, c'est un jour spécial pour les Hindous, mais finalement étendu à toute la population indienne.
C'est le jour des Frères et Soeurs, où quiconque souhaite montrer son affection aux personnes de son choix (originalement à ses frères et soeurs mais cousins, amis...), lui offre un petit bracelet... Signe de protection, d'affection, de bienveillance... Il se vend des milliers de bracelets multicolores dans les rues, partout en Inde, aujourd'hui.

Alors je dédie ce jour spécial à Marc, Perrine et Marion, loin de moi géographiquement, mais bien proches affectueusement....

Joyeux Raki Festival à tous!

Inde: Varanasi - Day 7

Varanasi,
mardi 28 août 2007




Mes dernières heures à Bénarès...La perpétuelle fatalité de mon voyage me rattrape encore une fois, et fait encore plus mal que la fois d'avant. J'ai passé ma dernière soirée avec Mark et sa famille, sur les bords du Ganges, Mangu d'un côté, Changu de l'autre et tous les autres gamins autour...

Et ce matin à 6h, j'étais là, à leur demande...C'est une atmosphère encore plus agréable, tôt le matin...Les gens se réveillent vers 5h ou 5h30 et dans les petites ruelles, je croise les hommes, un savon et une brosse à dents à la main, qui vont se laver dans le fleuve, comme des milliers de caravaniers français vont aux sanitaires...Comment ils arrivent à ressortir plus propres qu'en entrant dans le fleuve, lorsqu'on voit la couleur de l'eau, reste le plus grand mystère de cette ville mystérieuse...

J'ai bouclé mon sac, puis je suis allée amener quelques bouquins à Margaret, l'une des pensionnaires des Missionnaires de la Charité, anglo-indienne de 77 ans qui aime trop choses dans la vie: Dieu, lire tous les livres qui lui passent sous la main, et raconter toutes les anecdotes de sa vie... C'est un régal, surtout lorsqu'elle explique comment elle faisait régner la loi dans le collège où elle était surveillante il y a des dizaines d'années...Une bagarre entre deux élèves, et plutôt que de devoir trancher pour savoir lequel avait tort ou raison, elle leur prenait la tête à chacun et les tapait l'une contre l'autre! Pas de jaloux, et généralement, ça calmait les esprits échauffés rapidement... Un fort caractère, dans un petit corps d'1m50...Sacrée Margaret! Elle a bien apprécié mes bouquins en tous cas, et je suis ravie de pouvoir en faire profiter quelqu'un qui saura les apprécier.

Puis je suis allée dire au revoir aux Soeurs...Quand elles sont su que j'allais à Calcutta, elles m'ont demandé si je pouvais remettre quelque chose à la "Maison Mère"...Bien sûr, un courrier, pas de souci...Sauf que...J'ai vu arriver la Mère Supérieur avec un grand étui à guitare rose bonbon! Et la guitare dedans, bien sûr! "C'est pour l'orphelinat, on ne savait pas comment leur faire parvenir..."! Et ben pas de souci, Sister, je ne suis déjà pas chargée comme un âne, alors un truc de plus ou de moins...

L'une d'entre elles m'a offert une médaille de la Vierge aussi...la même que celle que je porte déjà mais plus grande...Avec ça, vraiment, il devrait rien m'arriver...Et puis elle m'a dit une dernière chose: "Lorsque tu auras fini ton tour du monde, rentre en France et rejoins les Missionnaires de la Charité"... Ah, ouais....Bon, ben je sais pas, mais j'ai un an pour y réfléchir....

En tous cas, pour une raison que je ne m'explique pas encore tout à fait, j'ai été submergée par une vague d'émotion en les quittant... Elles prieront pour moi, m'ont-elles dit...en insistant bien sur le courrier que je dois leur envoyer lorsque je deviendrai une Missionnaire moi aussi... Elles sont terribles, c'est incroyable! Ah oui, "et n'oublie pas de faire une donation aussi avant de partir"! Elles perdent pas le nord, hein!

Bref, me voilà, déambulant dans les rues étroites de Bénarès avec ma guitare rose sur le dos...Un petit coucou à Chris et à son dispensaire, les dernières heures je les passerai avec Mark et sa famille, qui m'attend pour déjeuner...

Les séparations sont toujours difficiles, celle-là sera probablement la plus dure de tout mon séjour indien... Mais il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire à part garder tous ces souvenirs merveilleux au plus profond de mon coeur!

C'est promis...je reviendrai vite à Bénarès!








27.8.07

Inde: Varanasi - Day 6

Varanasi,
Lundi 27 août 2007





J'ai passé hier la plus belle journée de mon séjour... Mark, le jeune cuistot du café Open Hands, est venu me chercher hier après mes quelques heures chez Mère Thérésa, et m'a emmenée chez lui...Chez lui, ça fait 10m², une seule pièce, qui sert essentiellement à dormir, aux 9 personnes qui composent sa famille. Mark a 6 frères et soeurs, dont 2 petits jumeaux de 2 ans, Mangou et Changou, deux petits "Tic et Tac" toujours en forme!


La maison de Mark est sur Jain Ghat, au bord du Ganges, et de l'unique petite fenêtre, on a la plus belle vue sur Bénarès qui soit.


J'ai donc passé ma journée entourée de toute la tribu de ses frères, soeurs, cousins, cousines, oncles, tantes, parents et voisins! Nous avons joué à la Carambole (sorte de billard miniature qui se joue avec des jetons. cf.video), fait plein de photos, discuté, regardé un film une fois que le courant a été rétabli (ici, le courant est coupé tous les jours de 9h à 16h)...C'était magique, adorable, et délicieux (car en plus, la mère de Mark s'est assurée de remplir mon estomac!). Et le soir, nous sommes montés sur le toit, plat, où dorment tous les enfants quand le temps le permet...C'est particulier, et chez nous, on appellerait ça "la misère", mais assez bizarrement, ce n'est pas le cas ici.


Ce matin, l'un des frères de Mark est venu me chercher à 6h, pour que je passe du temps avec eux, et en arrivant, les jumeaux, encore en train de crapahuter partout dans le plus simple élément, m'ont accueillie avec des sourires et des cris de joie à faire fondre la plus froide des banquises! Et ce n'est pas parce que je leur ai amené des gâteaux, des sous ou autre...simplement que j'ai passé ces deux derniers jours avec eux, à jouer, faire des câlins...c'est assez indescriptible, toute la chaleur humaine qui règne autour de moi, mais peu importe. Je la vis intensément chaque minute qui passe...


Mark, à gauche...Et oui, j'ai bronzé, mais ça ne se voit pas!

Petite cousine (c) Lau


Frères, soeurs, cousins...(c) Lau

Une petit voisine, et Mangou (à moins que ce ne soit Changou?) (c) Lau

Oncle et Tante (Excusez le cadrage, ce n'est pas mon oeuvre)

Inde: L'hématome du jour

Après l'hématome n°1 du début du voyage dont les circonstances sont toujours obscures,
Après l'hématome n°2 de Chennai, suite à mon entravage pas dégourdi en descendant de moto,
Voici l'hématome n°3 de Varanasi, suite au coup de boule d'une vache maladroite!

Je me baladais dans une petite ruelle d'environ 80 à 1m de large max., et bien sûr, quelques vaches, chiens, bouses et autres obstacles sont venus ponctuer mon chemin. Et en passant à côté d'une quinzième vache, occupée à brouter un sac en plastique, je n'ai pu éviter le malencontreux coup de boule lorsqu'elle a relevé le museau pour savoir à qui appartenait ces deux magnifiques jambes fuselées qui s'approchaient d'elle d'un pas décidé. *PAF*, en plein dans la hanche! Avec la partie la plus dure de sa tête, celle située entre ses deux cornes...qui, Shiva m'en garde, auraient pu me transformer en shish kebab occidental façon "rôtissoire"!

Alors voilà, j'ai la hanche un peu bleue, rien de grave...La routine quoi...

Inde: Varanasi - video


Un dimanche à Bénarès...

Inde: le chiffre du jour

7000
c'est le nombre de kilomètres que j'aurai parcourus en train et en bus lorsque mon périple indien touchera à sa fin le 1er septembre.
Ca ne comprend pas les dizaines de kilomètres à pied, en moto, en rickshaw, en barque etc...mais ça donne une petite idée quand même de ce que représente mon itinéraire.

Inde: Varanasi - Encore des photos!

Rien ne les émeuhhhh (!) (c) Lau
Un Sadhou...ascète hindou, aussi appelé Babaji (c) lau

25.8.07

Inde: Varanasi - "Agir pour Benares" en photos

Chris et Ram, son assistant, soignent un jeune garcon mordu par un chien (c) Lau
Les enfants aiment venir au dispensaire (c) Lau


Inde: Varanasi - Day 4

Varanasi,
samedi 25 août 2007


Mon premier jour chez les « Mother Theresa’s sisters of Charity » de Bénarès…c’était une envie de longue date que celle de faire un peu de bénévolat en Inde. Je ne sais pas exactement à quand remonte cette idée, mais je me souviens que c’est ma Grand-Mère (celle-là même qui signe Mamie Bloo ses commentaires sur ce blog) qui m’a parlé de Mère Thérésa pour la 1ère fois, il y a de ça une bonne vingtaine d’années, à la louche. Il est évident qu’on ne peut qu’admirer cette femme, et son œuvre, poursuivie aujourd’hui non seulement à Calcutta, mais partout en Inde. Célèbres surtout pour leurs actions envers les lépreux (encore terriblement nombreux dans ce pays), les « Sœurs » s’occupent également de fournir aux enfants les plus défavorisés une éducation et des repas au sein de leur dispensaire.
La renommée de l’action de Mère Thérésa a deux effets principaux sur la communauté « routarde ». Le premier, positif, est que des dizaines de bénévoles se présentent chaque jour aux dispensaires de Calcutta pour fournir une main d’œuvre gratuite, le temps de leur séjour. Le second est un peu le revers de la médaille de cette renommée…Les voyageurs ignorent peut-être que dans de nombreuses autres villes en Inde, il est également possible de donner un coup de main aux « Sisters » comme les appellent affectueusement les autochtones. Et que partout comme à Calcutta, elles sont ravies d’avoir toute l’aide à leur disposition.
J’avais prévu initialement de faire comme tout le monde, puisque pour moi « Mère Thérésa » rimait avec « Calcutta ». Et c’est en me baladant, le jour de mon arrivée à Bénarès, que je me suis retrouvée devant le dispensaire local. Alors plutôt que de suivre le troupeau de bonne volonté de Kolkata, j’ai décidé de rester plus longtemps dans cette ville sainte, dont j’apprécie l’atmosphère si particulière, et la taille, enfin à échelle humaine. Certes, il y fait chaud, la saleté est bien plus présente ici qu’ailleurs, mais peu importe.
Et je ne regrette absolument pas. Ce matin à 8h, je me suis rendue sur place, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’imaginais peut-être devoir être auprès des malades, affronter des images terribles…Mais ce fut loin d’être le cas. Dès mon arrivée, l’une des sœurs m’a remis un tablier et m’a dirigée vers les femmes qui s’occupaient du linge. Ici, hommes et femmes sont séparés. Certes, certaines des personnes que j’ai rencontrées sont malades, physiques ou mentales, handicapées pour beaucoup mais plus légèrement que je ne l’imaginais. J’imagine bien que les gens les plus souffrants sont au calme et ne peuvent effectuer aucune des tâches ménagères qui incombent aux pensionnaires.
Les femmes notent à peine ma présence et me confient rapidement la tâche de monter sur la terrasse étendre le linge. J’ai donc fait un certain nombre d’allers-retours entre la cour et le toit pour étendre le linge de ces dames. Une fois l’opération « corde à linge » terminée, on m’a envoyée en cuisine. Je ne sais pas combien de bouches doivent être nourries ici chaque jour, mais ça doit faire du monde, et faire à manger pour tout le monde nécessite du temps et de la main d’œuvre. Ici, je rencontre la seule autre routarde du dispensaire, une Madrilène, qui revient du Népal pour un deuxième séjour d’un mois à Bénarès. Dans la « vraie » vie, elle est dans l’informatique…Mais aujourd’hui, elle épluche des oignons. Pour ma part, je me retrouve par terre avec 5 ou 6 femmes et jeunes filles à faire des « chapati », ces petites galettes de pâte qui sont un peu le pain des Indiens. Une fois que c’est terminé, il faut s’occuper de trier des épinards, ou un truc vert du même genre. Puis c’est un énorme sac de maïs auquel ma collègue espagnole et moi nous attaquons, bientôt rejointes par une Sœur et une pensionnaire.
Je vous donnerais bien le prénom de mon alter ego espagnole, mais je ne peux pas car je ne l e connais pas. En fait, personne, du moment où je suis arrivée, ne m’a posé de questions à part mon pays d’origine. Mais ni mon nom, ni mon âge, ni pourquoi, ni comment…On vient, on entre, on aide, et une fois les tâches du jour terminées, on s’en va. Alors selon les jours, c’est plus ou moins tôt, mais avant midi en principe.

A 50 mètres du foyer de Mère Thérésa, il y a un autre dispensaire, de taille beaucoup plus modeste, avec une petite pancarte à l’extérieur : « Agir pour Bénarès ».
J’entre, et je fais la connaissance de Chris, une Française, établie ici depuis 5 ans. Elle a ouvert ce petit dispensaire, où un médecin local consulte 3 fois par semaine au prix de 10 roupies, qui servent à acheter du matériel ou des médicaments. Elle n’est pas médecin, mais elle s’occupe, avec son assistant Ram, un autochtone, de soigner les bobos, plus ou moins graves, des gens du quartier. C’est tout autant à but médical que social. Les enfants viennent la voir pour la moindre petite égratignure, mais également les victimes des morsures de chiens errants (particulièrement agressifs à Bénarès), ou de brûlures…Ils savent qu’ils trouvent ici un sourire rassurant, une oreille attentive, une chaleur humaine réconfortante à laquelle ils sont si peu habitués.
Les touristes de passage lui laissent leurs médicaments lorsqu’ils sont sur le point de rentrer, et certains lui font parvenir du matériel de première nécessité depuis la France.
Chris ne leur pose pas de questions et n’a pas la prétention de se prendre pour un hôpital, mais simplement d’apporter, et c’est déjà énorme, un réconfort physique et moral ainsi qu’un soutien vers l’éducation des enfants. Arriver à envoyer les enfants des rues à l’école, les filles en particulier, n’est pas une mince affaire, mais même si ce n’est que 5 ans, au moins cela leur permet d’apprendre à lire et à écrire.

Si vous allez à Varanasi, allez saluer Chris et Ram dans leur dispensaire du Shivala Ghat, près des Sisters de Mère Thérésa. N’hésitez pas à lui apporter bétadine, bandes, tulle gras, surplus d’antibiotiques, désinfectants, coton…Tout ce qui pourra lui servir pour continuer à panser les plaies de ces gens qui n’ont probablement qu’elle pour les aider à aller mieux...

23.8.07

Inde: Varanasi - Premieres photos (!)






Inde: Repos Beach - Auroville




Inde: Varanasi - Day 2

Varanasi,
jeudi 23 aout 2007
Nuit reposante, reveil en bien meilleure forme que hier en me couchant...j'ai enfin pu prendre le temps de chercher un cyber-cafe...Varanasi est une ville hors du commun, vraiment...j'ai passe 4 heures ce matin, avec une chaleur etouffante, a me balader le long du Ganges. Et oui, je suis entree dans le Ganges...jusqu'aux genoux, parce que je n'avais pas bien le choix pour continuer a le longer...Toujours pas de pustules, a priori ca devrait etre bon. Et puis au moins, je suis a moitie purifiee...c'est deja pas mal, non?
Je fais plein de photos avec le ptit appareil, dont malheureusement la batterie ne durera pas autant que les impots...
je lance un appel: si vous avez un chargeur de batterie Li-ion Lumix Panasonic dont vous ne savez que faire, je vous en supplie, entrez en contact avec moi au plus vite...
MERCI!!! Et que Ganesh, Krishna et Shiva soient avec vous....

Inde: Varanasi - Day 1

Varanasi,
Mercredi 22 août 2007


Et voilà, la merde ! les 40 heures se sont bien passées…jusqu’à 15 minutes avant mon arrivée à destination, où je me suis rendu compte que mon sac photo a disparu. Je me suis fait tirer mon matos, et ça me met hors de moi, juste avant d’arriver. Les boules intersidérales ! La haine totale, et encore pire lorsque je me rends au poste de police de la gare où ils sont d’une incompétence effrayante et énervante. Ils ne parlent pas deux mois d’anglais et je m’énerve tant et plus, en français et en anglais ! Enfin, c’est bien inutile, le voleur est probablement déjà loin. Ca fait mal au cœur, et le mot est faible. Presque 3000€ de matos, des chargeurs, des photos etc. Je craque quelque peu lorsque j’ai Maman au téléphone, la fatigue du long voyage n’aide en rien. Ganesh, le jeune gérant de l’hôtel qui parle un peu français, semble tout désolé, et me tend un vieux torchon pour sécher mes larmes. Et puis il me propose d’aller me reposer un peu avant qu’on aille se balader.
Et il me guide, dans sa ville, le long du Gange, en m’expliquant ce que sont les ghats, la fonction de chaque ghat etc. D’ailleurs, j’assiste à des crémations, ce qui est l’une des choses les plus étranges qui soient. Les corps sont plongés d’abord dans le Gange pour être purifiés, puis sont placés sur des bûchers avec environ 300kg de bois. Les familles, les hommes en fait, sont là, ils discutent, rigolent même parfois, mais aucun n’est triste, aucun ne pleure. Les larmes empêcheraient le défunt d’atteindre le Nirvana. Ce sont les Intouchables qui s’occupent du feu, du bois, d’entretenir le feu sacré de Shiva. C’est vraiment assez impressionnant de voir ces corps humains brûler en public, pendant 3 heures. Ce qui met plus de temps à brûler, certains os, sont jetés dans le Gange par la suite.

Voilà une belle balade, instructive, suivie par un dîner sur le toit-terrasse de l’hôtel et une séance de méditation offerte par Ganesh. Mais au bout d’une heure, la méditation me fait piquer du nez. Allez, enfin un lit au calme !



Inde: Chennai - Flashback

Quelque part en plein cœur de l’Inde,
mardi 21 août 2007



Alors là, c’est la dèche ! Plus de batterie dans mon téléphone, que je comptais bien recharger grâce à mon ordi…que je viens d’allumer, et, ô rage, ô désespoir, j’ai oublié de le recharger à bloc avant de partir ! la batterie est désespérément basse, donc l’un dans l’autre, j’ai 30 minutes maximum pour écrire et raconter mes dernières journées…


Samedi 18 août 2007


Depuis que j’ai été malade à Pondi, j’ai peu écrit en fait. Dans ma cahute sur le bord de mer à Repos Beach, j’ai surtout lu et dormi. Le dernier jour, je me suis douchée (habillée) sous une grande feuille de palmiers, tant l’orage qui s’est abattu sur nous était violent. Mais ça rafraîchit l’atmosphère, qui en avait plus que besoin…et moi aussi, par la même occasion !
Le samedi à midi, j’ai quitté mon « beach cottage » pour repartir vers Chennai d’où part mon train lundi pour Varanasi. En attendant, j’ai un weekend complet à passer dans cette ville polluée, bruyante, engluée dans son trafic qui augmente plus vite que les infrastructures qu’ils s’efforcent de construire pour absorber tout ça !
Je repars de la gare de bus de Pondi, où je monte prestement dans un bus qui a déjà commencé à se mettre en route ! c’est un Express, c’est normal, il prend encore moins le temps que les autres ! J’ai quand même la chance d’avoir le bout de banquette à côté de la fenêtre. Résultat, 3h30 plus tard quand j’arrive à Chennai, mon bras gauche est d’une jolie couleur tomate mûre. Pas le droit bien sûr ! Bref, depuis l’immense gare routière de Chennai, je prends un autorickshaw qui doit me déposer à Koddambakkam, le quartier où habite Ramki, membre récent de CS qui a proposé il y a quelques jours de m’héberger. Ces dernières instructions étaient de me rendre à Koddambakkam et de l’appeler. Ce que je fais. Pendant 15 ou 20 minutes, sans résultat. Il ne répond pas au tèl, le bougre ! Hmm, un premier lapin par un CS ? ça m’étonne, mais bon, pourquoi pas. Le tout étant de rester calme, car il n’y a rien de bien grave. Plan B : appeler Shriram, un autre membre CS qui lui me répond, et me propose de rester chez ses grand-parents qui habitent dans le quartier où je me trouve. C’est à ce moment-là que Ramki m’appelle enfin, s’enquiert de ma position géographique exacte et rapplique. Avec une moto…Pour qui n’a pas vu le barda que je trimballe, il faut simplement imaginer que ce n’est pas transportable sur une moto. Enfin, sauf en Inde bien sûr ! Y’a vraiment pas grand-chose qui les arrête, ici ! Ramki, 38 ans, célibataire (une sorte de diable en personne selon les standards hindous) a monté sa boîte de logiciels éducatifs et y consacre la majorité de son temps. Par conséquent, à côté de son bureau, il a une petite pièce, façon « caravane », avec kitchenette, salle de douche/wc, banquette-lit et tv, qu’il me propose d’habiter pendant ces 2 jours à venir. C’est rigolo, climatisé, et parfait !
Ramki est un gars adorable, curieux, ouvert, et excellent cuisinier. D’ailleurs ce soir-là, il me fait des penne sauce tomates/oignons excellentes ! Pour le dimanche, le CS de Chennai a prévu une sortie au lac d’eau de mer de Pulicat, à 50km d’ici, soit à 3h de route. Ca risque d’être bien sympa, et j’en verrai un peu plus sur la région !
Toujours samedi soir, un ami de Ramki, un petit gars employé de banque, arbitre de natation et féru de vélo, débarque dans l’appartement-caravane pour discuter le bout de gras avec l’intruse que je suis. Il est marrant comme tout et insiste pour que j’aille rencontrer sa sœur et sa nièce, qui se trouvent dans un immeuble voisin. Soit, allons-y ! Elles sont adorables, souriantes, et pas timides pour un sou, ce qui est cool, parce que discuter avec des femmes en Inde, c’est pas gagné. D’ailleurs, la dame appelle son fils et elle me sort 2 phrases en français que visiblement son rejeton lui dicte. Elle est toute fière d’elle, et me passe son fils, qui prend des cours de français à l’Alliance Française. Rigolo ça…La demoiselle, quant à elle, est chanteuse « play-back » pour l’industrie bollywoodienne. Il paraît qu’elle chante comme un rossignol ! Adorable comme tout, elle me propose de m’amener au temple hindou qui est juste de l’autre côté de la rue. Ah, une bonne idée ! Je n’ai jamais trop osé entrer seule. Je la suis à la trace. Elle se recueille d’abord devant Ganesh, le premier des Dieux. Puis elle m’explique la fonction de telle ou telle divinité. Des gens prient, des prêtres officient, suivent tout un rituel etc. C’est coloré, animé, il y a des musiciens traditionnels dans un coin du temple qui jouent de cette espèce de longue flûte au son légèrement ennuyeux quand même au bout de 3 minutes. Voilà, la visite est terminée. Elle me souhaite bonne chance pour mon long voyage, et s’en retourne à ses occupations.
La soirée se passe calmement, et une fois le dîner avalé, Ramki me laisse dans son petit refuge prendre un peu de repos, et surtout profiter de la télé pour rattraper le retard que j’ai pris cette dernière semaine. Je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe dans le monde ! Apparemment, c’est pas la joie du côté des Antilles et de l’Amérique du Sud, où un cyclone sévit. Un avion d’une compagnie taiwanaise a pris feu sur un aéroport japonais, ne faisant aucune victime, fort heureusement. Ca va pas bien mieux en Irak, bref, pas tant de changement que ça finalement. Ah, si, d’après la BBC, Kouchner s’est rendu à Bagdad.
Le réveil dimanche doit sonner tôt, alors je ne tarde pas à me coucher. Au bout d’une heure, un orage se déchaîne sur ma tête…décidément !


Dimanche 19 août 2007


Réveillée à 5h30 par le maître des lieux qui m’informe qu’il faut faire le plein de son gros camion vert, un camping-car de la marque indienne Tempo qui doit bien avoir 15 ans et vert comme une grosse grenouille, avant de retrouver le reste du groupe. Nous sommes 14 au total. 2 canadiens, qui travaillent ici, une américaine de 28 ans et sa fille, qui sont ici aussi pour un an, et puis des membres indiens de CS, dont l’ambassadeur local, sa femme et sa fille. Tout ce petit monde, une fois les présentations faites, se met en route.
Je suis dans le pâté, je suis la conversation de loin mais suis toujours très heureuse de répondre aux multiples questions concernant mon voyage.
Les routes sont de moins en moins larges, et 2h30 plus tard, notre premier stop se fait devant un ancien cimetière hollandais qui doit avoir 300 ans. Rien de transcendant, si ce n’est d’énormes pierres tombales sur lesquelles sont sculptées des textes en hollandais qu’aucun d’entre nous ne peut traduire.
On reprend la route, les conversations vont bon train, surtout entre les Indiens, qui travaillent tous dans la même branche : l’informatique…C’est le truc tendance en Inde, comme en France y’a 5 ou 10 de cela. C’est la poule aux œufs d’or, ici, pour encore peut-être 5 ans maximum. Après, ils arriveront à saturation…
Nous arrivons enfin à destination, après avoir déjeuné au cœur du petit village, avec des dizaines d’enfants et d’adultes qui nous observent comme si nous débarquions d’une autre planète.
Une fois le déjeuner (ou petit-dèj’, j’ai du mal avec les horaires des repas) terminé, nous sommes guidés par des hommes locaux près des grandes barques qui nous emmèneront sur cet immense lac d’eau salé, séparé de la mer par une grande bande de terre. Il fait une chaleur à crever, et naviguer sur l’eau est un pur moment ! Les pieds traînent dans l’eau et personne ne résiste à l’appel d’un petit plongeon qui va bien durer pendant 2heures, même si je n’avais pas prévu de me baigner. Mais peu importe, débardeur, pantacourt, hop, à l’eau ! Même nos amis indiens qui ne savent pas nager en profitent tant et plus, car à la différence de la mer, ici il n’y a pas de courant, pas de vague, pas de risque.
A regret nous quittons l’endroit, mais nos guides nous amènent sur la plus belle plage indienne que j’ai vu jusqu’à maintenant…Personne car difficile d’accès, très propre…des monticules de coquillages, et là par contre, beaucoup de courant, de vagues…Mais j’y retourne avec énormément de plaisir.
Et puis il faut prendre le chemin de retour, mais avant, on s’arrête dans un endroit calme pour déjeuner, il est 16H30. Ramki est aux cuisines, et il nous prépare un festin ! des poulets, différentes sortes de riz, plein plein de choses sorties de son chapeau et de sa poêle à frire.
Le retour est calme, tout le monde roupille. Le soir, Nihal et un de ses amis viennent me chercher et nous allons dîner dans un resto dont le nom m’est familier « Little Italy », où je me régale de penne aux champignons et aubergines et d’un tiramisu, pas parfait, mais très bon quand même.
A minuit, retour chez Ramki. Demain, départ pour Varanasi, 40 heures de train en perspective.



Chennai,
Lundi 20 Août 2007


Ramki me réveille à 6h et m’emmène en balade. D’abord un petit parc, où les Indiens viennent faire leur exercice matinal, leur jogging, ou leur marche sportive…Certains méditent également, c’est marrant de voir la vie indienne avant les heures de bureau. Après ça, on se rend au club YMCA où chaque matin, Ramki retrouve ses amis pour jouer au badminton pendant une heure. Et après, j’ai vécu un super petit moment ! en sortant du YMCA, dans la cour, Ramki demande au vieux concierge édenté d’aller nous chercher du thé. A priori, il a l’air intimidé par ma présence, et Ramki essaye de le convaincre de me dire quelques mots en anglais. Il est trop marrant…Il revient 5 minutes après avec un thermos de thé au lait pour Ramki et une petite tasse en alu de thé noir pour moi. Mais en me tendant mon thé, il me dit rapidement « Wait a minute ». Bon, très bien…et il s’éloigne. Va-t-il revenir ? Ici, « Wait a minute » ça ne veut pas dire grand-chose. Et il revient, clopint-clopant, avec dans la main une petite tasse et une petite soucoupe en porcelaine fine…Alors ça, c’est quand même extraordinaire ! Ce vieux monsieur, au sourire plus ébréché que sa vaisselle, qui doit vivre sur une paillasse sous un escalier, a réussi à sortir d’on ne sait où un peu de raffinement pour la demoiselle blanche que je suis…Il est si fier de lui ! Et Ramki et moi sommes sidérés ! Il est bien content de son petit effet, et il peut ! Et moi, je bois mon thé dans une petite tasse en porcelaine fleurie dans la cour du club de sport local…Ca c’est top ! "Trop cute" comme dirait ma Pepette londo-sicilienne...

Ramki m’amène ensuite manger une baguette et un croissant chez « Hot Breads ». Pas mal la baguette, d’ailleurs. Et il me dépose au T-Nagar Club où Shriram a proposé de me récupérer pour me faire visiter Chennai à moto. En fait, il m’amène au plus grand centre commercial de la ville, et on se balade, discute, boit des jus de fruits avant qu’il me ramène chez Ramki. Retrouver son chemin dans cette ville semble être vraiment mission impossible. C’est le bazar ! Enfin, une fois chez Ramki, je finis mes bagages, et je prends congé de mon hôte adorable, direction la gare où je fais le plein d’eau et de gâteaux pour mes 40heures de voyage.

Le train arrive à quai, je m’installe confortablement, autant que faire se peut, et c’est parti pour 40 heures de trajet sur ma couchette supérieure…

Inde: La Tuile indienne!

Il fallait bien qu'il m'en tombe une sur le coin de la figure! Et ben elle fut de taille! Je me suis fait voler la totalite de mon materiel photo dans le train 2669 entre Chennai et Varanasi, hier...
Le plus rageant, c'est que les 40 heures de voyage se sont passees sans encombre, jusqu aux 15 minutes precedant mon arrivee...c'est a ce moment la que c'est arrive, alors que je n'avais pas bouge de ma place...J en ai mal au coeur rien que d'y penser, et les policiers presents a la gare n'ont aide en rien! deja, ils ne parlaient pas 2 mots d'anglais, et ils etaient completement amorphes, inutiles, inefficaces, idiots et j'en passe...ouais, je les ai insultes dans toutes les langues que je connais, tout en sachant bien que c'etait peine perdue...

Et dire que j'attendais enfin d'arriver a Varanasi pour faire ces photos dont je revais... Il me reste le Lumix, le petit numerique, qui va faire l'affaire pendant quelques jours mais malheureusement, je n ai plus le chargeur...il va vite devenir inutile!

Ma chance est d'avoir des parents simplement formidables. Mon beau-pere/photo-mentor va me faire parvenir un boitier et un objectif par l'intermediaire du docteur Tito que je retrouve au Cambodge le 2 Septembre. Ca va limiter grandement la casse...mais bon sang, quelle malchance!
Enfin, ca aurait pu etre mon sac a dos avec passeport, telephone, et argent qui aurait pu disparaitre...

"j'ai les boules, j'ai les boules-boules-boules..."

14.8.07

Inde: My trip at a glance

C'est un peu tard, mais ça peut vous aider à visualiser mon voyage indien...
Dernières étapes:
* Varanasi (départ de Chennai le 20 août, arrivée à destination le 22!)
* Calcutta (départ de Varanasi le 25 août, arrivée à destination le 26)