...et pas un seul skieur à l'horizon, hier dimanche, jour de Finale de Coupe du Monde. 3.200m d'altitude, 230cm de neige, une poudreuse incroyable, pas de vent, un grand soleil...jusqu'à la montée du brouillard façon purée de pois ascendant éclipse de soleil.
"I am never going to have anything more to do with politics or politicians. When this war is over I shall confine myself entirely to writing and painting."
Look at that! Something else we have in common! i've told myself the exact same thing for the past 6 weeks...
3 -
"I have taken more out of alcohol than alcohol has taken out of me."
Unfortunately, alcohol has taken a lot more out of me...
4 -
"If you have an important point to make, don't try to be subtle or clever. Use a pile driver. Hit the point once. Then come back and hit it again. Then hit it a third time - a tremendous whack. "
I shall not forget that.Hit, hit, hit and WHACK!
5 -
"Meeting Franklin Roosevelt was like opening your first bottle of champagne; knowing him was like drinking it. "
Bubbles, bubbles, bubbles...
6 -
"It is no use saying, 'We are doing our best.' You have got to succeed in doing what is necessary. "
Oh my god, my mum is Winston Churchill!
7 -
"Never, never, never give up."
Me? Never...
8 -
"The first quality that is needed is audacity. "
My first, my last, my everything.
9 -
"There is no such thing as public opinion. There is only published opinion."
This quote I shall really remember for next meeting.
10 -
"You have enemies? Good. That means you've stood up for something, sometime in your life."
Tu vois, cher "on avait besoin de toi aujourd'hui", toute sale égoiste que je suis, je partage ce joyau de commentaire d'une valeur inestimable avec la communauté.
Il est toutefois bien dommage de ne pas savoir à qui adresser mes félicitations pour cette analyse d'une finesse irréprochable... #FAIL
ps: pourquoi les passoires sont-elles si indispensables? parce qu'elles permettent aux gros grumeaux visqueux et inutiles de partir direct à la poubelle!
Coup de gueule! Cri du coeur! Tous avec moi: "RAS LA COUPE DE LA COUPE!". Ok, c'est pas nécessairement très recherché, c'est pas du Barbelivien dans le texte, mais don't blame me, c'est pas de ma faute, j'ai le cerveau qui ressemble à un vieux ballon crevé, dans lequel on a trop tapé...
Je ne sais pas bien comment est l'ambiance en France avec cette WorldCup, et encore moins dans les autres pays, mais ici, au Chili, je suis au bord de la crise de nerfs! Trop c'est trop, et le pire, c'est que ça n'a pas encore commencé officiellement et déjà il ne se passe plus rien d'autre dans le monde! Les émissions de tv, les banques, les magasins, les fast-food, les journaux bien sûr, le métro, les bus, les tranches de jambon, les céréales, les coupe-ongles, les crevettes surgelées, et toutes les marques d'alcool sans exception, absolument tout, et même mon concierge, me parlent de "LA ROJA"! c'est "Les Bleus" locaux, la sélection chilienne! Tout est rouge, absolument tout tout et tout!!!! Alors évidemment, moi aussi je vois rouge! j'aime pas le foot, bon, ça arrive. Mais un petit match de la sélection nationale de temps en temps, c'est pas dégueu, c'est sympa, ça resserre même des petits liens...mais là, ils jouent avec nos nerfs, ou en tous cas avec les miens...
Il faut être honnête, vivre une coupe du monde de ballon dans un pays d'Amérique du Sud est un sujet idéal pour une étude sociologique, voire psychologique! Ce qui est impressionant, et plutôt positif, c'est de voir un pays qui a subi il y a un peu un drame terrible, et qui retrouve un peu de baume au coeur grâce à une bande de loulous aux pieds cramponnés dans des ballerines phosphorescentes! Mais trop c'est trop... Je prends mon petit-dèj' en regardant les infos entre 7.30 et 8h...Déjà qu'en temps normal, le niveau des informations abordées est très très moyen (cela ressemble plus souvent aux pages Faits Divers du canard local), mais ce matin, il n'y avait tout simplement rien d'autre que l'Afrique du Sud... Absolument rien d'autre!
Et on peut compter sur une baisse notable de la productivité pour le mois qui vient. Déjà ce matin, match de préparation du Chili contre la Nouvelle-Zélande, et le taux de retard des employés était de 90%...
Comment fait-on pour échapper à la marée rouge? C'est par oú la sortie? Por donde la salida!? Je vais tester la Patagonie ce weekend, la toute petite et inaccessible ville de Coyhaique...Peut-être que là-bas, en plus d'être ravitaillés par les corbeaux, ils ont d'autres priorités que le foot...ou bien ils n'ont pas la télé... Ouais, c'est ça, et les marmottes...
Le temps file bien trop vite lorsqu'on a la tête dans le guidon, lorsqu'on se réveille chaque matin avec un challenge à relever... Et on se met à procrastiner des éléments de sa vie auxquels on attache pourtant une importance loin d'être mineure. Bref, je suis super occupée, et je ne prends pas (en admettant que je puisse même l'avoir) le temps de raconter toute cette vie qui me tient pourtant si occupée. En même temps, est-ce que ça intéresse vraiment quelqu'un en-dehors de mon proche entourage? Mouais, bof...
Parmi les trucs rigolos que j'ai pu faire ces derniers temps, il y a 2 interventions à la radio. L'une chez Eric Lange dans "Allo la Planète" sur France Inter, et l'autre chez Charlotte Pozzi et Jean-Seb Petitdemange sur RTL. Pour raconter quoi? ma vie, encore... ma vie d'expatriée française au Chili, ici, là-bas, si loin derrière les montagnes, là où la terre tremble et le soleil brûle le ciel tous les soirs quand il se retire. Et chaque jour, je pense, je philosphise (certains plus que d'autres, tout dépend de l'humeur), je relativise, j'optimise, je kiffe à fond, je broie du noir, du rose, du gris, du rouge... Et ça occupe bien toute une journée ça... en plus du vrai boulot que j'ai. Les camions, c'est fini. Enfin professionnellement en tous cas. Le boulot, c'est un peu comme un pull en laine, on fait et défait les mailles. C'était bien, merci au revoir. Les méandres du cerveau chilien sont encore un peu trop flous à mon goût, ou bien au contraire trop transparents pour que je perde mon temps et mon énergie à comprendre ce qu'il se passe. Tu veux, tant mieux, tu veux pas, tant pis. Maintenant, à moi le merveilleux monde d'Angela Bower ("Madame est Servie", ze working girl!) et de la publicité, de la communcation de groupe, du marketing global, j'en passe et des meilleurs. Le boss chilien a ses défauts, mais sa principale qualité (bon, je ne l'ai testée que 2 fois) est de donner sa chance au débutant. "Tu sais pas? pas grave, tu as envie d'apprendre?". Et souvent, ça marche. Pour moi en tous cas, ça fonctionne plutôt bien. Compte pas tes heures, ni tes repas pris à ton bureau, ou des jours sans même déjeuner, et toi aussi tu seras successful mon fils/ma fille! (enfin pas aujourd'hui ni demain, mais un jour, c'est sûr...)
Du coup, brutalement mais sans que je m'en aperçoive, l'été s'est terminé discrètement, l'hiver est arrivé secrètement et les bonnets, manteaux, écharpes et moufles sont à nouveau une constante au menu du jour. La Cordillère blanchit, un peu plus chaque fois qu'il pleut sur Santiago. La saison de ski est à quelques encablures, voilà qui tombera bien pour aérer la machine infernale qui me sert de cerveau. La terre continue à trembler, surtout dans les régions du Maule et du Bio-Bio, les plus sévèrement touchées par le tremblement de terre du 27 février. Mais parfois encore un peu entre Valparaiso et Santiago. Comme ça, on n'oublie pas... Pas que ce soit du domaine du possible d'ailleurs, la tragédie alimente toujours et encore les conversations. La pluie et le froid s'abattent sur les pauvres gens abrités dans des tentes de fortune. Le gouvernement actuel tire dans les pattes du gouvernement précédent, tout le monde se renvoie la balle, la patate chaude brûle les doigts des festoyeurs quand la plèbe s'embourbe. Des efforts indéniables ont été, sont et seront faits. Il n'empêche, pour un pays qui se voulait sans bidonville en 2010, c'est un énorme pas en arrière. C'est de la faute de personne, c'est la vie, c'est comme ça. C'est pas joyeux, on évite de regarder les infos qui ressemblent à s'y méprendre à du gavage d'oie. Mais ça va, hein! Ma vie au Chili tourne comme une mécanique bien huilée. Parfois un grain de sable vient se coincer entre deux rouages, mais il est rapidement écrasé et réduit en fine poussière. Les engrenages ne se bloquent pas pour l'instant, ça gère.
La semaine dernière, au ciné d'art et d'essai de mon quartier, j'ai vu le film d'Agnès Jaoui "Parlez moi de la pluie". Et bien c'est ce qu'on fait ici en ce moment, on parle de la pluie... surtout quand il fait beau.
Un maigrelet chauve à lunettes habillé sans trop de style avec un vieux t-shirt noir et le pantalon assorti, on ne peut pas dire que ça fasse rêver…Et pourtant ! si cet énergumène s’appelle Moby, ça change tout !
On ne peut pas dire que j’en sois à mon premier concert, loin de là…Mais je dois dire que j’ai pris une grosse claque hier soir ! Ça ne s’annonçait pourtant pas si bien que ça… Heure de concert annoncée : 21h. A 20h45, la salle est loin d’être pleine, vraiment très très loin. Première partie : Kelly Scarr monte sur scène, avec Joe et Joe…Une voix de dingue, mais un univers très particulier, très personnel, et qu’elle a eu du mal à imposer au public chilien encore parsemé. La salle se remplit, petit à petit…J’étais dans la fosse, « cancha VIP » c’est-à-dire l’espace situé entre la scène et la console. Et j’avais de l’espace pour respirer, et danser…ce qui est relativement rare, car habituellement pris d’assaut par les fans cherchant à être au plus près de leur idole.
Moby a fait son apparition a 21h30, avec simplement son batteur (coiffé et habillé tel Moby) et ouvre le show presque discrètement avec « Extreme Ways », un instrumental mélodieux, calme qui ne laissait pas présager de ce qui allait se produire par la suite.
Puis sont arrivés sur scène notre Kelly Scarr au clavier, la jolie Australienne blonde-bassiste, la petite Liz au violon et la sculpturale et touffue Joy, LA voix !
Et nous sommes entrés dans le vif du sujet, avec « BodyRock », un classique, destiné a chauffer l’ambiance…Et ça a fonctionné comme par magie.
Je n’ai jamais assisté à un concert où la setlist était aussi parfaite dans la progression vers la folie transcendantale. Petit à petit, the Little Idiot, comme Moby se surnomme lui-même, nous a fait monter vers une transe complètement inattendue, digne de la plus grande rave party ! Stroboscopes, lights de folie, voix envoutantes, mélodies incroyables et les meilleurs arrangements. La perfection ! Modestement, littéralement parfait ! Et Moby aux congas, c’était pour moi du jamais-vu, mais j’ai fondu d’amour devant cette petite tête d’épingle complètement dévoué à nous faire rentrer le rythme de ses congas sous la peau coûte que coûte. Beaucoup d’extraits de « PLAY », et puis quelques-uns moins anciens comme « We are all made of stars », une reprise de « Walk on the Wild Side » de Lou Reed, une spéciale dédicace à toutes les victimes du Tremblement de Terre avec « Why does my heart feel so bad »
Et puis les nouveaux sons, sauce électronique façon DJ. Le Movistar Arena a été transformé en Ministry of Sound du Chili ! Enorme mix sur « Raining Again », rappel avec « Lift Me Up » qui m’a rappelé mes sessions de jump-kangourou dans le studio de PRS. Le rappel continue avec « Honey » le titre qui ouvre l’album Play…et comme un ovni, en place et lieu du bridge, débarque une reprise de Whole Lotta Love de Led Zeppelin, Moby au solo de guitare et Kelly Scarr pour la voix…Enormissime, mais qu’on me pèle le crâne si on était plus de 2 à connaître et chanter ce monument… A priori, au Chili, on ne peut pas aimer Moby et connaître Led Zep…dommage, graves lacunes. Peu importe, le final fut grandiose avec version mixée et largement étendue de « Feeling So real ».
Je suis rentrée chez moi sur un nuage d’adrénaline, éblouie et pas spécialement pressée de m’en remettre ! La vache, il a déchiré le petit tondu !!!
Le vin chilien est bon, mais il est aussi BEAU! La diversité, la créativité affichées sur les étiquettes des bouteilles sont de vraies petites oeuvres d'art!! Affichées comme il se doit, ces marques n'ont pas de secret, et pourtant...
Et j'espère que vous non plus... Précision: de par sa position géographique, le Chili offre parmi les plus beaux couchers de soleil du monde. Si ca ne vous donne pas envie de venir, alors je ne comprends pas :)
Qu'il est difficile et rare de trouver une pépite d'or dans une rivière! Et bien ça a l'air en tous cas plus simple à trouver, que du temps pour écrire...
J'ai passé 10 jours à voyager au Chili avec mes parents, façon "Vis ma vie de Guide de voyage ultra-personnalisé". C'était fabuleux de leur faire découvrir ma vie, mon environnement quotidien, de les emmener en Patagonie, voguer entre fjords et glaciers... De leur permettre de mettre des visages sur des prénoms, des images sur des noms, de les voir s'enthousiasmer, aimer, profiter... C'etait bien, même la grosse réplique du tremblement de terre qu'ils ont pu ressentir le 11 mars au matin, alors que nous visitions la Chascona (la maison de Pablo Neruda).
Tout était bien! Il a manqué une seule chose, encore une fois: du temps! Mais enfin, j'ai su, il me semble, optimiser les 10 jours qu'a duré leur séjour ici. Suffisamment pour qu'ils repartent avec un petit goût dans le bouche, celui du "revienzy" (et non pas du pisco, mauvaises langues!).
Et puis j'ai à peine eu le temps de les déposer à l'aéroport, que j'attaquais une nouvelle aventure! Ma copine Victoria m'a proposé de la remplacer 3 semaines dans son agence de pub.
Et hop, en avant vers une nouvelle aventure! Camions, slogans, créatifs ou mécanos, je m'adapte! j'apprend! j'adore!Et la bonne nouvelle du jour: l'aventure se prolonge au-delà des 3 semaines....Rien n'est encore signé, mais j'y crois. Et puis, pour faire ma demande de "Permanencia Definitiva" qui me permettra de résider indéfiniment au Chili, c'est un élément indispensable à mettre dans le dossier.
J'écris très peu en ce moment, le temps me fait défaut. Et pourtant, j'aurais bien des choses à raconter, comme toujours. Soon, petit Scarabée, soon... Regardons plutôt le soleil qui se couche, mettant le feu au ciel de Santiago...