24.1.09

5 jours de retraite désertique

Santiago, Chili
Vendredi 23 janvier 2009
23h38 - 22°C (ça caille!)

Ca faisait bien 3 semaines que je n'avais refait une valise... Ca ne pouvait pas durer éternellement!
Je repars demain, seulement 5 jours (ou 6), direction Iquique, au nord-nord du Chili. Je vais retraverser le désert en camion, cette fois en été. J'espère profiter des plages immenses, sauvages, au pied de la Cordillère. J'espère faire aussi de jolies photos à faire rêver, à donner envie de venir découvrir ce pays tellement différent...


Je croise les doigts pour que mes WC apparus "façon mirage" il y a quelques mois, s'y trouvent toujours.
Salva (el camionero mio) a fabriqué une douche pour le camion. Un système qui paraît pas si compliqué, encore fallait-il y penser! Rapidement j'explique: un fût métallique rempli d'eau, un robinet d'entrée pour le tuyau d'air comprimé, un robinet de sortie pour l'eau, avec tuyau et pommeau de douche. L'air va permettre à l'eau de sortir avec de la pression, et ainsi la Princesse Cuchu pourra rester fraîche et propre en permanence... Je vous invite à m'imaginer en train de prendre une douche au bord de la route dans le désert, en plein jour bien sûr car la nuit on y voit rien et il fait trop froid...
Ca, mesdames messieurs, c'est ce qu'on appelle la Classe Internationale! Une seule cabine de chiottes, une petite douchasse, et y'a même un mec qui vend des glaces dans le désert...
J'ai envie de dire "C'est par où la plage?".

Je rentre bientôt, avec dizaines de photos, de choses à dire et sûrement un magnifique bronzage bien ridicule du bras droit!! Allez, à la revoyure!!

21.1.09

Demande de visa...suite

Santiago, Chili
Mercredi 21 janvier 2009
16h36 - 31°C


Et voilà, après mes quelques heures passées à "Extranjeria"(les services gouvernementaux qui s'occupent de l'immigration et des délivrances de visas) avant-hier, j'ai pu terminer de réunir les papiers nécessaires hier, et tout envoyer aujourd'hui, par "Carta Certificada", un service postal entre l'envoi par recommandé et le coursier.
La paperasserie arrivera demain normalement, au bureau en charge de mon type de visa "Sujeta a contrato" (sujet à contrat). A priori, mon visa de travail temporaire (valable en attendant le visa de résident définitif) me sera délivré rapidement...Enfin...3 semaines au moins... J'attends de voir!
En attendant, je continue mes recherches d'emploi. Je suis en manque d'action...
D'ailleurs, j'ai appris un nouveau mot: Un désafio - Un défi. C'est de ça dont j'ai besoin, relever un défi, un challenge! Bosser en langue espagnole (ou plutôt en langue chilensis), entrer dans une nouvelle entreprise, faire mon trou, m'imposer, apprendre...
Allez, il est temps que ça bouge! Mais c'est lent, c'est l'été, il fait chaud, les chefs d'entreprises et les personnes en charge du recrutement sont en congés...Alors il faut être patient, et profiter de ce temps "mort" pour effectuer un maximum de démarches lourdes, qui prennent du temps, comme la paperasserie administrative...et profiter un peu du soleil, quand même! On n'est pas des boeufs!

A suivre...

19.1.09

Un jour au Chili: Administration & Immigration

Santiago, Chili
Lundi 19 Janvier 2009
17h32 - 32°C

Ce matin, j'ai pris mon courage à deux mains, mes papiers, et me voilà pour "Extranjeria", le Ministère de l'Intérieur et de l'Immigration chilien. Il est plus que temps de s'occuper du visa. A moi les joies de l'administration! Et Dieu sait que j'adore ça!


Collectivo, métro jusqu'à la station "Bellas Artes" dans le centre. Au numéro 580 de la rue San Antonio, premier étage... Au rez-de-chaussée, on trouve une cafétéria, et un local à photos d'identité et photocopies... Ils ont décidément un extraordinaire côté pratique ces Chiliens...Partout où y'a des sous à se faire...

J'ai tout d'abord commencé à faire la queue 15 minutes pour... prendre un numéro, le
510.
Je passe dans la salle d'attente, je jette un œil au tableau d'affichage, ils appellaient le numéro... 160! YOUPI!! Une salle d'attente remplie à 80% (au moins) de Péruviens, venus régulariser leur situation.
Bon, et puis pas le choix, j'ai attendu, assise quand même, 3 heures, à regarder défiler lentement les numéros, en tentant de masquer avec la musique de mon iPod le bruit ambiant. Pour info: il doit y avoir un fonctionnaire "DJ" chargé de sonoriser la salle d'attente. Dans la playlist: Cher, Bon Jovie, Bonnie Tyler, Bob Marley et autres tubes des 80's! Et tout ça, à fond les ballons! J'ai cru devenir folle!
Et tout ça pour voir une aimable fonctionnaire 3 minutes et m'entendre dire que je ne pouvais pas demander le visa pour lequel j'étais venu. Trop cool! Enfin, j'en sais un peu plus, je devrais pouvoir me débrouiller maintenant... En espérant ne pas avoir à y retourner de sitôt...

14.1.09

Le mot du jour: "un rodamiento"

Santiago, Chili
mercredi 14 janvier 2009
08h56 - 23°C


Je vais essayer, au fil des jours, de donner quelques mots, comme ça, que je découvre moi-même lors de situations parfois originales.

Le mot de ce mercredi 14 janvier 2009 sera donc: "un rodamiento".

Kezako "un rodamiento"? Et bien, c'est un "roulement" , et par extension "roulement à billes". Ce n'est certes pas le mot que l'on peut utiliser tous les jours, mais bien placé au bon moment, il fait son petit effet.
C'est aussi comme ça que j'enrichis mon vocabulaire, en traînant dans les magasins de pièces détachées mécaniques, entre autres... Pourquoi pas, finalement, c'est un moyen comme un autre au final, d'apprendre.



Le 13ème arrondissement de Paris à l'honneur...


...dans le supplément dominical du Mercurio (l'équivalent du "Monde" chilien).

Pour lire l'article, cliquez sur l'image.


(c) el Mercurio

12.1.09

Chili: un point sur la situation politique


S'installer dans un pays étranger, c'est aussi s'informer de ce qu'il s'y passe, et plus particulièrement en matière de politique et d'élections présidentielles. Alors pour info, voici une petite info sur le Chili en ce moment.


Lu dans Courrier International.com, le 9 janvier 2009.



CHILILa droite en tête des sondages
La température de la politique chilienne monte avec le thermomètre de l'été austral. Pour la première fois depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet, en mars 1990, un candidat du parti de droite (Rénovation nationale) est le grand favori pour l'élection présidentielle (la prochaine aura lieu en décembre 2009). Trois enquête nationales révèlent que Sebastian Piñera recevrait 41 % des intentions de vote contre 9 % pour l'ancien président Eduardo Frei du parti démocrate chrétien.

Malgré un nombre important de candidats à l'élection, la bataille se livrera vraisemblablement entre ces deux hommes, et, pour la première fois en quatre élections présidentielles, le pays ne verra pas un candidat de centre gauche partir favori. A droite, l'annonce de ces sondages a provoqué une euphorie à la mesure du discrédit dont souffre le parti depuis plusieurs années, explique El País. Les partisans de Piñera évoquent désormais la possibilité de gagner au premier tour. Un scénario possible, si l'entrepreneur-candidat obtient le soutien du parti centriste.

Très critiquée il y a quelques mois pour sa politique sociale jugée insuffisante, l'actuelle présidente Michelle Bachelet, à la tête d'une coalition de centre gauche, remonte actuellement dans les sondages. Car sa gestion de la crise économique a permis de soutenir de nombreux secteurs en difficulté et même de baisser les impôt

Je suis ici depuis trop peu de temps pour me rendre réellement compte des changements à apporter, mais il est évident que socialement, il y aurait quelques améliorations flagrantes sur lesquelles travailler. Toutefois, je ne sais pas si la droite serait la mieux placée pour ça.

La première des choses à laquelle je pense, c'est un retour à la légalisation de l'avortement. Il a été autorisé il y a quelques années, puis sous la pression de la droite conservatrice, il a été à nouveau interdit. Seules se font "opérer de l'appendicite" (officiellement...officieusement, il s'agit d'une IVG) les jeunes filles qui ont les moyens. Autant dire que le nombre de mineures enceintes, jeunes mamans souvent laissées par leur partenaire masculin, effrayé par la situation, est très impressionnant. Ca freine l'accès aux études supérieures de beaucoup de filles, les enferme dans une situation souvent précaire, et ainsi se retrouvent 3 ou 4 générations vivant sous un même toit. Bien sûr, il faudrait aussi que l'éducation sexuelle soit effective au lycée, et l'accès aux moyens de contraception un peu facilité.

Le Chili est définitivement un pays qui avance, qui se développe vraiment bien et qui, dans certaines domaines, n'a rien à envier à d'autres contrées de la Vieille Europe, mais sur le plan social, il est évident qu'il y a de gros changements primordiaux à mettre en oeuvre.

Il faut y croire. A suivre...

Una noche de locura! Nuit de Folie!

Santiago, Chili
Lundi 12 janvier 2009
10h04 - 25°C


Et bien, quelle soirée mes amis! J'avais promis de raconter ma sortie salsa de vendredi, et bien voilà.

Rien à voir avec la fois précédente! Rien de rien!! On va dire que tout est dans les chaussures (ou alors dans le houblon de ma/es Corona(s)...?)!
Danser la salsa avec des bottes à semelles plates, façon bottes de 7 lieues, toutes roses qu'elles soient, c'était vraiment comme m'attacher deux enclumes aux pieds! Alors que cette fois-ci, j'ai chaussé mes magnifiques talons de Cendrillon australienne, et j'ai pu guincher à m'en rompre le col du fémur!

En plus, à la différence de la première expérience, il y avait un peu plus de place pour tourbillonner, se déhancher sans trop percuter les autres danseurs. Je me suis quand même faite marcher sur les pieds un petit peu, mais je n'ai pu que me gausser car rien n'aurait empêché cette volonté que j'avais de faire honneur à mon partenaire que j'avais si lâchement laissé choir auparavant.
Évidemment, il y avait quelques "professionnelles" de cette danse cubaine, avec des corps de rêve, des shorts faits de moins tissus qu'un chouchou à cheveux, et des talons qui tiennent plus des échasses qu'autre chose...Cela m'a d'ailleurs inspiré une réflexion, distinguée comme il se doit, du genre "Ca doit bien tirer une grande cheminée comme ça"...C'est fin, ça se mange sans faim, je le sais...j'en suis pas fière, mais je la partage ici car j'étais dans l'impossibilité de la traduire en espagnol sur le moment, et j'ai donc du rire en moi-même, dans une sorte de moment de semi-solitude/semi-ébriété (légère, je rassure ma famille).

Je ne suis encore pas tout à faire prête à me lancer dans les concours, mais je vais petit à petit devenir une amateur éclairée. Et puis, mine de rien, c'est du sport! Bougez, salsez, éliminez!

J'ai pas vu passer la soirée, mais nous sommes rentrés vers 4h du matin, et j'étais EN PLEINE FORME...37°2, pas un pet de jeu!! ou presque!!
La prochaine fois, peut-être quelques photos voire une video, who knows??

(Un peu plus et je vous chantais la Salsa du Démon! N'importe quoi!!)

10.1.09

Salsa: 2ème tentative

Santiago, Chili
Vendredi 9 Janvier 2009
23.25 - 25°C



Il fait chaud, ce soir, très chaud...et la température est sur le point de monter encore de quelques degrés... La sortie du jour va se faire à "L'Ilé", le club cubain, royaume de la salsa, de Santiago... A certains cela va rappeler un autre article écrit au retour de ce même club...le fiasco intégral! Les bottes roses, raide comme un piquet...

Je remets ça, mais j'ai aux pieds mes magnifiques chaussures de designer australien à talons (dans 1h je pourrai plus marcher mais peu importe, le tout est de danser!)!! Alors on y croit, on y croit fort!
Je persiste, j'insiste, je persévère, et j'y arriverai! Non mais!!!
Une Auvergnate dansant la salsa cubana, je vous dis que ça!!

Demain, je raconte... A suivre!

8.1.09

Ma tongue vous salue bien!

(c) Lau

Le Chili, incontournable pour les artistes?

Santiago, Chili
jeudi 8 janvier 2009
11H48 - 29°C

Lu ce matin sur El Mercurio.com, le quotidien n°1 au Chili.


"Se agotó el 70% de la oferta de boletos:
Conciertos de marzo se acercan a las 100 mil entradas vendidas

El cartel ofrece a mega bandas de gusto masivo. Ayer se confirmaron las fechas del Pepsi Music: irá del 25 al 29 y se negocia para traer a Green Day.

Daniela Lagos y Claudio Vergara

Ya no es novedad que Chile sea una plaza abrumada de conciertos internacionales. Lo noticioso es que, a casi dos meses del inicio de marzo, ya se ha despachado una cifra histórica de entradas para los espectáculos que habrá sólo en ese mes: 93 mil 500 tickets, de un universo de 134 mil 500 a la venta. O sea, el 70% del total. El éxito se explica por la presencia de mega bandas que atraen público masivo, y por nombres que generan alta fidelidad de sus fans, como Marc Anthony o Backstreet Boys.

En los próximos días, los números debieran crecer aún más, con nuevos anuncios para marzo: Ismael Serrano (21 en Movistar Arena), Peter Gabriel, y el festival Pepsi Music, que ya cerró sus fechas. Irá del 25 al 29, en Movistar Arena, y se negocia con Blondie y un grupo muy esperado, Green Day."

En résumé, Mars, qui est le mois de la rentrée ici, comme Septembre en France, sera un mois riche en évènements musicaux de grande envergure. Et plus de 100 000 tickets ont déjà été vendus, ce qui, pour ce pays, représente vraiment un chiffre en très considérable augmentation. Mais même avant mars, il y aurait quelques bons moments musicaux à passer ici à Santiago... On citera donc dans les incontournables:
  • Elton John / James Blunt - 24 janvier au Club Hipico
  • Peter Gabriel, annoncé mais date à confirmer. Dès que j'aurai les précisions,je vais tenter de me trouver une place, por supuesto!
  • Backstreet Boys, le 1er mars au Movistar Arena. Il en faut pour tous les goûts!
  • Marc Anthony, le 2 mars au Movistar Arena. La superstar d'Amérique Latine, accessoirement Monsieur Jennifer Lopez. Ici il déchaîne les foules avec ses salsas.
  • Iron Maiden, le 22 mars - au Club Hipico - Déjà 32.000 places vendues ! Là encore, la logique voudrait que j'aille remuer de la crinière en lançant une guitare en l'air, faisant 3 pirouettes sur moi-même, tout ça dans un joli collant en lycra. Buze power!
  • Radiohead & Kraftwerk, les 26 et 27 mars - à San Carlos de Apoquindo. Je songe à y aller aussi mais un peu peur de la déception.
  • Keane, le 5 mars - au Movistar Arena. Pourquoi pas, je les aime plutôt bien ces petits gars! Et ça me rappellerait des bons souvenirs en plus!
Et non mentionné dans l'article du Mercurio, mais à souligner tout de même: Damien Rice!! Oui oui oui oui! L'Irlandais incontournable a prévu une petite tournée en Amérique du Sud, et je lui dis "Merci!!". Il sera au Teatro Oriente le 28 janvier, petite salle... Et là bien sûr, je vais faire ce que je peux pour y aller, et raconter...les réactions du public chilien face à la mélancolie du talentueux Irlandais, voilà un sujet intéressant...

7.1.09

Etablir et garder le contact

Chers lecteurs, j'apprécie chaque fois un peu plus vos commentaires de soutien, vos clins d'œil, vos remarques pertinentes et même parfois vos coups de main!

Si vous voulez qu'on rentre en contact plus directement, merci de me laisser un commentaire sur le blog avec vos coordonnées, je ne le publierai pas...ou bien envoyez moi un petit mail!

Monsieur JC Moriaud, j'ai bien reçu votre commentaire, et je serai heureuse de converser avec vous de mon installation au Chili... Donnez-moi vite un moyen plus pratique de vous contacter! merci :)

Vu à la télé: El Juego del Miedo

(c) TVN


Qui a dit que les reality shows perdaient de la vitesse? Ou ne se renouvelaient pas assez? Ce n'est pas ce qui se passe ici au Chili, en tous cas.

A commencé hier "Le Jeu de la Peur" (El Juego del Miedo), où chaque concurrent va devoir affronter ses peurs, ses angoisses, ses complexes... Dans une ambiance glauque, sombre, oppressante avec un animateur qui n'a rien de la bonne humeur et de l'exhubérance de notre Nikos national...Une sorte de Comte Dracula marié à une medium chargée de déterminer lors de séances d'hypnose tout ce qu'il y a de plus sombre au fond de chaque candidat....

Premier épisode: Les candidats sont arrivés sur le lieu de leurs futurs effrois, un vieil hôpital lugubre, dans des cercueils, eux-mêmes fermés par des chaînes et cadenas, sur des charrettes en bois tirées par des chevaux... Ils ont été laissés comme ça un moment, sans savoir comment sortir, sentant l'air leur manquer jusqu'à...ce que le maître du jeu prévienne l'un d'eux qu'il n'avait pas de chaîne et qu'il était chargé de trouver les clés pour délivrer ses compagnons...avant qu'ils ne cèdent à la panique ou pire encore...
Ils ont ensuite été guidés dans un dortoir hospitalier, où ils ont du se déshabiller et enfiler une chemise de nuit de celles qui sont ouvertes à l'arrière... Leurs vêtements ont été ramassés et brûlés....Objectif: vaincre sa timidité, ses complexes face à la nudité... Et des choses bien pires à suivre...

Charmant, non...? (Pour accéder au site: cliquez sur l'image)

La prochaine étape - El proximo paso - The next step

Santiago, Chili
Mercredi 7 Janvier 2009
27°C - Plein soleil



Il faut plusieurs éléments pour bien s'établir dans un pays, dans une autre région ou même une autre ville... Se tisser un réseau social, savoir se repérer et pouvoir se déplacer, être en mesure de communiquer (langue, téléphone, etc), et avoir un job bien sûr... Subvenir à ses besoins avant tout, s'épanouir dans un cadre professionnel, affronter un nouveau challenge, encore plus s'il s'agit de travailler dans une langue étrangère qu'on maîtrise pas trop mal mais encore pas parfaitement...

Bref, j'en suis à peu près là donc. Le réseau social se fait petit à petit, je ne suis pas seule ici donc clairement ça aide. "Les amis de mon ami sont mes amis" ou presque, "tes cousins sont mes cousins" etc....Donc pour ça, pas de souci, et se faire des amis prend toujours beaucoup de temps de toutes façons. Ne soyons pas pressés!

Pour ce qui est de savoir me repérer, c'est effectivement bien mieux qu'il y a 3 mois quand j'étais ici en plein hiver, qu'il faisait toujours sombre et presque toujours nuit (j'exagère mais c'était un peu cette impression). Et puis j'ai conduit toute seule, et c'est évidemment connu et reconnu qu'il n'y a pas mieux pour se situer géographiquement, et comprendre le réseau urbain...Pour ma part, j'ai pas choisi le plus simple, Santiago est étendue sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, et niveau densité, c'est pas mal non plus. Mais grâce à "Google Maps" et mon sens inné de l'orientation, tout se passe bien pour l'instant. Je dois aussi avouer que je suis une adepte des transports en commun en toutes circonstances.

Le métro à Santiago, je gère nickel, il est très facile. Mais il faut arriver jusqu'à la station de métro et c'est là que ça se corse. Il faut comprendre le système des "collectivos" qui sont des voitures noires, qui fonctionnent comme des taxis mais sur des itinéraires pré-déterminés et affichés sur la voiture, avec des prix modiques qui varient selon la distance parcourue. C'est donc là qu'il est important de savoir se repérer, connaître le nom des rues principales, pour pouvoir monter dans le bon collectivo, et se faire déposer au bon endroit. Maîtriser quelques mots de chilien est bien sûr un "+" non négligeable.
Il reste ensuite les "micros" qui sont les bus...Là, c'est juste un réseau intorchable de lettres, de numéros, de couleurs, mais je vais laisser ça pour plus tard, je crois.

Et puis il y a donc le travail. C'était important pour moi d'arriver ici un minimum préparée. J'ai eu le temps de faire des recherches en amont, d'entreprises ou d'entités à lasquelles m'adresser dès mon arrivée à Santiago.
La première d'entre elles, c'est la Chambre de Commerce Franco-Chilienne. C'est une association à but non-lucratif qui fonctionne sans quasiment aucune aide du gouvernement français mais grâce aux cotisations versées par les entreprises membres. Actuellement elle compte 230 membres. Elle organise des séminaires, des formations, s'occupe de la promotion du marché français auprès des entreprises chiliennes, grâce en partie au réseau "Promosalons", mettant en avant la diversité des salons professionnels ou mixtes organisés sur le territoire français...à propos d'ailleurs de tout et n'importe quoi...j'ai feuilleté le catalogue hier avant mon rendez-vous et je suis tombée sur le SIMODEC, le Salon International de la Machine-Outil de décolletage, qui a lieu (et ça ne s'invente pas) à la Roche-sur-Foron, oui madame! C'est bien sûr un salon réservé aux professionnels car peu nombreux sont les particuliers qui possèdent eux-même chez eux, entre l'aspirateur et l'épilateur électrique, une machine-outil de décolletage...
Bref, la Camara Franco-Chilena (c'est son nom chilien) a également une cellule "Emploi/Recrutement". Elle met en relations les Français arrivés sur le territoire chilien à la recherche d'un emploi avec les entreprises, françaises ou chiliennes, qui cherchent elles-mêmes quelqu'un.
Le plus souvent, la responsable du service sélectionne dans sa base de données des C.V intéressants et correspondants aux recherches de l'entreprise demandeuse. L'entreprise fait ensuite elle-même son propre processus de recrutement final.
Mais il existe aussi des cas où l'entreprise fait appel au bureau "recrutement" pour justement se substituer à un département de Ressources Humaines et lui confie l'intégralité du processus de recrutement avec pour mission de ne présenter qu'un candidat final.

Tout ce bla-bla pour expliquer donc mon entretien d'hier, à la fois informatif mais également semi-formel. En effet, dans l'éventualité future où la personne responsable de la cellule aurait à présenter un futur employé potentiel, autant mettre toutes les chances de son côté dès le départ.

Au final, il en est ressorti que mon C.V était très intéressant, que je n'aurai aucun mal à trouver un travail ici, mais qu'il fallait que je sois patiente. Nous sommes en plein été (imaginez chercher un emploi en juillet ou août), la crise est ici présente comme ailleurs, et si le Chili reste un pays dynamique, on atteint un certain palier au niveau du recrutement. Nous avons également parlé prétentions salariales et je suis heureuse de savoir que ma maîtrise courante de l'anglais va considérablement les augmenter. Bien sûr, je pense que si je vous donne le salaire mensuel auquel je peux prétendre, vous allez sauter au plafond mais il est important de le ramener au coût de la vie, of course!
Et puis il faut savoir rester un peu humble et modeste et ne pas arriver ici en terrain conquis, en se disant que nous Français sommes bien mieux formés académiquement et professionnellement que les Chiliens...c'est FAUX! Sur certains secteurs, en particuliers les nouvelles technologies, les Chiliens ont accès à une formation universitaire de très bon niveau et sont donc parfaitement compétents.
Ainsi, pour un premier emploi ici au Chili, il est important de ne pas mettre la barre trop haute en terme de salaires, pour pouvoir être choisi parmi d'autres à compétences quasi-égales.

Bref, j'ai toutes mes chances! Le plus important maintenant est que je m'occupe de mon visa de résidente, qui me permettra de travailler légalement, cotiser à la Sécu locale etc. En attendant ce visa, qui met un peu de temps à arriver, j'aurai le droit après dépôt de mon dossier à un visa de travail temporaire de 3 mois et la possibilité de "facturer". C'est-à-dire la possibilité de démarcher comme travailleur indépendant, "free-lance" et d'établir des factures aux employeurs.... Par exemple si je veux donner des cours, si je fais des traductions etc...

Le système semble plutôt bien fait, je vais donc rapidement m'adonner aux joies de l'administration chilienne et tenter de savoir si la France reste la championne à ce niveau-là!




5.1.09

Alors que la neige et les températures tombent en France...

Santiago, Chili
Lundi 5 Janvier 2009



Ici, à Santiago, on a chaud...très chaud... Qu'il serait doux de redevenir niño et de s'en donner à coeur joie dans les fuentes de la plaza Bellas Artes, comme ces petits Chiliens...



Je suis bien arrivée, mes valises ont été vite déballées, et je peux maintenant commencer ma recherche de boulot.

Premier rendez-vous important: la Cellule Emploi de la Chambre de Commerce Franco-chilienne demain mardi. Je vais arriver avec mon C.V sous le bras, ma motivation et mes oreilles grand ouvertes pour suivre les conseils qui, je l'espère, me seront dispensés par la responsable.

A suivre...

Ah oui, pour info: +56983438416 - mon numéro de portable chilien, au cas où...