12.4.08

Nouvelle-Zélande: Kia Ora!

Rotorua, Nouvelle-Zélande
Samedi 12 avril 2008


Kia Ora!
Le départ d'Australie s'est effectué en douceur, dans un A340 d'Aerolineas Argentinas, qui m'a permis de mettre un pied en Amérique du Sud un peu plus tôt que prévu. Enfin, pour le moment, mon escale est en Nouvelle-Zélande, et y'a pas à dire, c'est un chouette pays!
Je suis arrivée vers 15h à Auckland. Le temps d'évacuer le pauvre homme qui a fait un malaise dans l'avion (il va bien, mais ça met toujours une ambiance un peu particulière), de récupérer mon sac (qui pèse donc 23kg, je me maintiens), de passer la douane, la zone de quarantaine, et me voilà en terre kiwi. Un coup de bus, direction le centre-ville d'Auckland, où j'ai passé la nuit dans un backpacker, le ACB. Un vrai de vrai, avec des dizaines de frigos et de placards dans la cuisine, des centaines de chambres, des rangées d'ordinateurs etc. Un truc que je n'avais pas expérimenté en Australie et après lequel je ne cours pas forcément non plus. Enfin, central, pratique, et juste pour une nuit.
Le temps de dîner rapidement, faire un petit tour, rendre visite à la SkyTower (la plus haute tour de l'Hémisphère Sud), et je fus vite couchée (genre 21h, je tombais de sommeil). Réveil tôt le lendemain pour prendre le bus à 8h pour Rotorua, au coeur du pays maori.
Les paysages sont assez similaires à mon Auvergne natale. Ca faisait d'ailleurs des mois que je n'avais pas vu de vaches noires et blanches, brouter l'herbe verte des collines. 4 heures de ces paysages rafraîchissants, avec de la bonne musique dans les oreilles, tout ce que j'aime... Back on the road, again!

Mon arrivée à Rotorua sent le souffre. Littéralement! Activité volcanique souterraine intense, ça fume dans tous les coins. Il paraît qu'on s'habitue... Il est midi, je laisse mes sacs à la consigne (un gros casier qui normalement coûte 2x2 dollars, mais qui marche aussi avec juste une pièce de 2 dollars, au cas où vous passeriez dans le coin), et je pars explorer la (petite) ville avant de monter dans un bus local direction Te Puia. C'est le Centre artistique et culturel maori. Un bien bel endroit ma foi! Où on en apprend, des choses, surtout si on a la chance comme moi d'avoir comme guide, Christina, une vieille femme maori (comme son prénom ne l'indique pas, mais son grand-père était danois) qui a plus d'une anecdote dans son sac en osier tressé! Une merveille, cette femme! Depuis la fabrication des petites maisons en bois jusqu'à l'utilisation des plantes, de la boue, en passant par le fonctionnement des geysers, elle est une source intarissable d'histoires maoris.
Et quand elle vous raconte comment, en observant les geysers, elle a su quelques heures avant tout le monde, qu'il y avait probablement un problème dans les fonds marins asiatiques, et que ce "problème" était le tsunami, ça vous fait réfléchir...Idem pour les tremblements de terre californiens... Les Maori respectent la Nature, la vénèrent même. Ce sont des gens d'une extrême gentillesse et humilité. Et puis pour se dire bonjour, ils frottent leurs nez l'un contre l'autre, et ça, moi, ça me plaît beaucoup!!

J'ai aussi assisté au Haka, en live. Puissant! Ca force le respect, obligé! Et puis des chants, des démonstrations de l'art martial maori, de danse traditionnelle...Bref, je ne savais presque rien en arrivant, et j'en savais beaucoup plus en repartant.
Retour à la gare routière, récupération du sac et mon hôte est venu me récupérer. Le couchsurfing a repris, et c'est chez Jacko que j'ai passé la nuit.
Jacko est maori, avocat et ancien rugbyman. C'est un amoureux de sa région, de sa culture et il désire plus que tout faire partager cet amour. On peut dire que je suis plus que bien tombée!
On s'est fait un vendredi soir "bière kiwi - fish'n'chips - rugby" typique. Il partage sa maison avec Claira, une Anglaise qui vient d'arriver pour exercer à Rotorua son métier de physiothérapiste. On a le même âge, et elle a pas mal voyagé aussi. Bref, 3 larons en foire! Seulement à 22H30, y'a plus personne! Tout le monde s'écroule, on va se coucher. D'autant qu'on a décidé de se lever tôt le lendemain pour faire un maximum de choses.

Samedi, ce matin donc, tout le monde debout et prêt à 7h30. La première mission: faire le tour des vide-greniers pour trouver un vélo pour Claira. Ca permet de visiter la ville, et comme tout ce que j'ai vu du pays jusqu'à maintenant, c'est vert, vallonné et les arbres sont magnifiques. Sans parler des lacs...
On finit par trouver le vélo de ses rêves, chez un kiwi qui s'appelle Mike, qui a un terrible accent et qui a pour hobby la collection des vieux vélos, rouillés de préférence( qui a dit "dîner de cons?"). Il en a des centaines dans son jardin, dans son garage... Incroyable, mais y'a du choix, c'est le moins qu'on puisse dire.
Une fois cette mission accomplie, nous nous dirigeons vers le marché local. Et là, ripaille! Des fruits et légumes magnifiques, à des prix défiants toute concurrence (les 4 avocats pour 1€, bon courage pour trouver ça en France). Il fait beau, il fait frais, tout le monde est zen, relax, un café à la main, un panier de bonnes choses dans l'autre, il fait bon vivre à Rotorua... Et les sources chaudes continuent à fumer et à émettre leur délicieuse odeur...

Et puis Jacko décide de montrer les lacs. Enfin quelques-uns des lacs qui entourent la ville... Le lac bleu, le lac vert, le lac sacré, le lac Rotorua, et encore un ou deux autres aux noms maoris que je n'ai pas retenus. C'est beau, vraiment vraiment beau...L'eau est si propre qu'il est absolument sans danger de remplir sa bouteille directement dans les lacs. Elle est un peu frisquette par contre, mais pour des lacs de cratère, ça se comprend. Les pêcheurs, rameurs, joggeurs, nageurs, tout le monde s'en donne à coeur joie dans ou autour des lacs. Franchement, je ne pense pas avoir respiré un air aussi pur de toute ma vie. Amateurs de randos, vous êtes ici au paradis.
Et si les forêts sont denses et ressemblent en tous points à la forêt vierge, vous n'avez pas à vous inquiéter de tomber nez à nez avec des bêtes sauvages, car il n'y a rien de méchant sur cette île. Pas de serpents, de kangourous agressifs, de sangliers sauvages...Quelques oiseaux, des petites araignées et des wombats...

Et des kiwis! Ces oiseaux bizarres que je pensais éteints sont bel et bien vivants et présents. J'en ai d'ailleurs vus 2 lors de ma visite à Te Puia. C'est assez irréel comme vision...Ils semblent tout engoncés dans leur plumage, avec leur long bec et leur absence d'ailes...

Et après tout ça, Claira et moi sommes allées faire un truc incontournable en Nouvelle-Zélande: assister à un match de rugby qui opposait 2 équipes locales. Et ben ça rigole pas, je vous le dis moi!
Bref, c'était génial, et je ne pense pas pouvoir faire plus kiwi que ça... Les Maoris, le Haka, le Rugby, les Kiwis (oiseaux & fruits)...

Ce soir, bus de nuit pour Wellington où j'arriverai à 7h demain matin. J'ai déjà réservé mes billets pour revenir à Rotorua en 2011, lors de la prochaine Coupe du monde de Rugby. Ca va donner, les All Blacks chez eux!!

Kia Ora!

3 comments:

  1. bien le bonjour ma louloute... comme toute cette prise de contact avait l'air bien! heureuse pour toi et bonne continuation. Grobis

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  2. Combien restes-tu de temps là-bas, sans indiscrétion?
    On a failli attérir à Wellington avec ma copine, cause boulot, en fait ce sera la Chine...c'est bien dommage, la Nouvelle Zélande m'attirait un petit chouïa davantage.
    Je note cependant tes impressions et donne nous aussi quelques bonnes adresses, si possible.
    Bonne route

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  3. Coucou M'dame,

    J'ai fermé les yeux et j'y étais. Merci pour ce petit moment d'évasion partagé. PS si tu rencontres Aragorn dans le coin fait lui une bise de ma part ! :-D
    Bizouxxx
    Marie Z

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